A la suite de l’échec des derniers échanges entre les responsables politiques grecs et leurs créanciers, la probabilité de défaut de voir la Grèce faire défaut et être contrainte à sortir de la zone euro. Dans ce cas, la participation d’un Etat au sein de l’union monétaire ne serait plus irréversible.

Ainsi malgré les massives opérations d’achat de la Banque centrale européenne sur le marché second des obligations souveraines des Etats de la zone euro, les taux à dix ans italiens, espagnols et portugais sont montés de 12 à 16 points de base à respectivement 2,33%, 2,39% et 3,22%. Parallèlement le taux à dix ans allemand, considéré comme « valeur refuge » a perdu 2 points de base à 0,82%.

L’écart avec le taux allemand s’est notablement élargi depuis le début de l’année. Le gap entre le taux à dix ans allemand et le taux à dix ans espagnol a atteint un pic depuis août 2014.

Les taux à deux ans grecs ont bondi, quant à eux, de 3% à 29,3%. Les taux à dix ans grecs ont gagné 75 points de base à 12,54%

Parallèlement aux perturbations observées sur le marché des taux, une mise à mal est relevée du marché des actions de la zone euro. Vers 14h, l’Eurostoxx recule de 1,83% et le Cac 40 perd 1,73%.