Selon l’organisation internationale, le rôle de l’Etat dans le système financier doit être fondamentalement reconfiguré. En particulier, Pékin doit séparer ses rôles de détenteur des banques, de régulateur et de planificateur stratégique et doit construire un système qui permet de fournir plus de prêts aux industries productives et de mieux gérer les risques.

Le gouvernement chinois a le contrôle effectif de 95% des actifs des banques, contre 74% en Inde et environ 40% en Russie et au Brésil. De ce fait, les entreprises publiques sont en capacité de s’approprier une part disproportionnée du crédit disponible aux dépens des petites et moyennes entreprises du secteur privé. En découle un surendettement et des dépenses d’investissement inefficaces.

L’échec à parvenir à un système financier davantage basé sur le marché obligataire exacerbe cette distorsion entre secteur privé et secteur public.

Le rapport met en garde également contre la forte volatilité qui règne sur le marché des actions chinois. Les corrections des prix des actifs sont un des principaux risques identifiés pour la perspective de croissance de la Chine.

La détention d’action est plutôt faible en Chine contrairement à la plupart des autres pays. Mais le volume des échanges par appel de marge est très important. Dans le cadre d’une correction désordonnée, ce volume pourrait créer des problèmes importants dans les bilans. Des mesures ont été adoptées pour tenter de limiter les risques associés à la volatilité des marchés boursiers mais celles-ci sont insuffisantes.

Alors que l’année dernière le PIB de la Chine a cru de 7,4%, un plus bas niveau depuis 1990, la Banque mondiale prévoit désormais une expansion de 7,1% cette année et de 6,9% d’ici 2017.