Depuis le début de l’année ces produits ont emmagasiné 146,1 milliards de dollars. C’est un nouveau record atteint sur un rythme semestriel.

Les produits dédiés aux actions américaines ont pour la première fois depuis décembre été les plus attractifs. Ils ont engrangé 9,8 milliards de dollars sur le sixième mois de l’année. Les fonds small cap ont mené la danse avec 4,4 milliards de dollars. Sur le plan sectoriel, un engouement a été observé pour la santé, la technologie et les financières.

Les produits dédiés aux actions japonaises ont amassé 5,7 milliards de dollars.

La région Europe, Australasie et Extrême-Orient a été le récipient de 5,3 milliards de dollars. 3,2 milliards de dollars se sont dirigés vers les produits dédiés aux actions européennes. C’est un chiffre relativement modeste comparativement au premier trimestre de l’année.

Les produits spécialisés dans les actions des marchés émergents ont, quant à eux, subi des rachats de 1,2 milliard de dollars. En cause, la remontée de la volatilité sur le marché des actions chinoises et l’expectative de voir la Fed bientôt rehausser ses taux directeurs. Les produits consacrés aux actions chinoises ont souffert d’une sortie de flux égalant 5,8 milliards de dollars.

Les produits investis dans les instruments obligataires ont perdu 2,9 milliards de dollars. Les produits positionnés sur les matières premières ont souffert de retraits avoisinant les 5,9 milliards de dollars.

Plus spécifiquement, les produits couverts contre le risque de change ont amassé 3,3 milliards de dollars. Un certain ralentissement de la dynamique a été relevé depuis le pic touché en mars en raison de la fin du rallye du dollar. Parallèlement, le rythme de collecte des produits non couverts contre le risque de change s’est accéléré. Ces derniers ont recueilli 85% des flux en juin, contre 62% il y a un an.

Focus sur les produits dédiés aux actions européennes

Selon le rapport de BlackRock, les flux vers les produits négociés en bourse dédiés aux actions européennes devrait s’intensifier au cours du reste de l’année. Les raisons invoquées résident dans la poursuite de la politique monétaire très accommodante de la Banque centrale européenne, l’amélioration de la conjoncture économique, l’accroissement des profits des entreprises européennes dans l’attente d’une résolution de la problématique de la dette grecque.
De plus, les fonds couverts contre le risque de change devraient accumuler davantage de collecte étant donné la dépréciation supplémentaire à venir de l’euro contre le dollar.