Christine Lagarde a particulièrement mis en garde sur la fragilité de certains pays émergents comme l’Indonésie ou le Brésil qui pourraient davantage souffrir d’un effet de contagion induit par l’essoufflement de la dynamique en Chine, un resserrement des conditions financières au niveau global, et la perspective d’une hausse des taux aux Etats-Unis. Selon les données avancées par NN Investment Partners, 1000 milliards de dollars auraient été sortis des marchés émergents depuis le début du mois de juillet. 

« Dans l’ensemble, nous tablons sur le fait que la croissance mondiale devrait rester modérée et probablement plus faible que ce que nous envisagions en juillet » a déclaré Christine Lagarde à l’occasion d’une conférence donnée au sein d’une université indonésienne.

Il y a deux mois, le FMI prévoyait une croissance mondiale de 3,3% cette année, quelque peu en dessous de celle de 2014, à 3,4%. L'estimation initiale avancée pour cette année avait été de 3,5%. 

Pour la responsable de l’Organisation internationale, le ralentissement de la croissance chinoise n’est pas de prime abord inquiétant. Celui-ci n’est pas jugé violent et ni surprenant dès lors qu’il est le résultat d’ajustements apportés au modèle de développement du pays.

« La transition vers une économie davantage basée sur le marché et le processus d'atténuation des risques apparus ces dernières années sont complexes et de ce fait mouvementés. Ceci étant, les autorités disposent des outils de politique et de la marge de manœuvre financière suffisants pour gérer cette transition».