Ces derniers se seraient accélérés depuis le changement du régime de change par la PBOC le 11 août dernier qui a conduit à une dépréciation du yuan de 3% contre le dollar en l’espace d’une semaine.

Selon la Banque centrale de Chine les réserves s’élèveraient à 3 560 milliards de dollars à la fin du mois dernier, contre 3 650 milliards de dollars fin juillet. Le pic de ces réserves avait été atteint en juin 2014, à 3 990 milliards de dollars.
Selon les données de la Banque centrale de Chine, les réserves de change auraient connu leur plus forte diminution en l’espace d’un mois dans l’histoire récente du pays.
En termes de pourcentage, la contraction est la plus importante relevée depuis plus de trois mois.

Les flux de capitaux sortants constituent une vive préoccupation pour les autorités.
Parallèlement, les dépôts des épargnants ont massivement augmenté à 21 000 milliards de dollars, soit deux fois le PIB national. La hausse de ces dépôts aurait été de 70 milliards de dollars à l’issue du premier semestre de l’année et de plus de 108 milliards de dollars l’année dernière.

Un niveau moindre que celui attendu


Les économistes tablaient sur une chute des réserves en aout allant de 70 milliards à 100 milliards de dollars. Certains analystes sont allés jusqu’à évoquer un effondrement de 150 milliards de dollars.

Finalement le chiffre avancé par la PBOC apparait mois « dramatique » que prévu.
Pour la suite des évènements, les experts de Société Générale escomptent que la PBOC pourrait devoir injecter sur le marché des changes au cours des 12 mois à venir 280 milliards de dollars afin de défendre la devise national.
Le maximum que la PBOC pourrait déverser serait alors de 1000 milliards de dollars.

Vers un durcissement de ton de la part des autorités ? 

De prime abord, il existe déjà des mesures étroites pour contrôler les flux sortants de capitaux en Chine. Ainsi un particulier chinois ne peut pas sortir du pays plus de 50 000 dollars au cours d’une année.
Les entreprises chinoises ne peuvent échanger du yuan contre des devises étrangères seulement afin d’exercer leur activité, comme payer des importations ou financer des investissements étrangers.

Cependant à la fois les particuliers et les entreprises chinoisent n’hésitent pas à passer outre ces contraintes de manière détournée.
Ainsi les entreprises n’hésitent pas à procéder à des investissements à l’étranger de grande envergure, à acheter des ressources naturelles à l’étranger et à laisser les bénéfices générer à l’étranger en dehors de la Chine. Certaines n’hésitent pas à convertir leur détention en yuan en dollar afin de rembourser leur dette contractée en devise étrangère.
Les particuliers, quant à eux, procèdent à des dépenses importantes dans l’immobilier à l’étranger ou dans des biens de luxe, financent la scolarité de leurs enfants dans les plus grandes universités internationales aux Etats-Unis ou en Europe.