« Le vote du Brexit a été un grand choc pour moi » énonce George Soros. « Cependant si l’Union européenne est prête pour de profonds changements, en reconnaissant ses propres erreurs et en ne pénalisant pas les votant du Brexit, cet évènement pourrait être une chance de la réinventer et de trouver un nouvel enthousiasme pour le projet » confie ce dernier.

Pour George Soros un des handicaps majeurs de l’UE réside dans son budget. Celui-ci est actuellement trop petit pour répondre aux attentes des citoyens et pour résoudre les crises de faible croissance et de migration auxquelles est confrontée la région.
« La réduction des ressources à l’UE en 2014 à 1,23% du PIB a été une erreur tragique et nous payons à présent le prix de cette erreur. L’UE ne peut pas survivre avec un budget de cette taille » soutient George Soros.

En vue d’avoir un budget plus ambitieux, le milliardaire américain a proposé d’utiliser la note triple AAA de l’UE pour emprunter abondamment à bas coût sur le marché et de se de servir de nouvelles taxes comme la taxe sur le gasoil. « Il n’y a pas lieu aujourd’hui de réduire la dette, mais la faire croitre. Certains veulent diminuer les dépenses face à des ressources qui se tarissent mais l’austérité est une fausse bonne idée ».

George Soros a également jugé bon d’abaisser les subventions assignées aux politiques de cohésion et d’agriculture qui pèsent excessivement sur le budget de l’Union européenne.
Certains parlementaires européens n’ont pas hésité à exprimer leur désaccord avec cette dernière position. Ainsi en a-t-il été de Jan Olbrycht, pour qui toucher à ces deux politiques reviendrait à envoyer de mauvais signaux aux citoyens européens.