Alors que l'alerte rouge pollution a été déclarée mardi à Pékin, les autorités s'efforcent de montrer qu'elles ont pris le problème à bras le corps. L'Administration nationale de l'énergie (ANE) a dévoilé jeudi un plan d'investissement dans les énergies renouvelables de 2500 milliards de yuans (344 milliards d'euros) sur cinq ans.

Ce plan doit permettre d'accélérer la transition d'une production basée sur le charbon vers un "mix" plus équilibré. Selon cette agence, les énergies renouvelables et le nucléaire pourraient fournir la moitié de l'électricité nouvelle en 2020, mais seulement 15% de la consommation totale d'énergie.

Le pays mise notamment sur le solaire dont les coûts ont chuté de 40% depuis 2010. Quelque 1000 milliards de yuans seront consacrés à la construction de centrales photovoltaïques, afin de multiplier par cinq les capacités actuelles. L'éolien figure également en bonne place dans le plan avec 700 milliards de yuans d'investissements programmés. 500 milliards iront à l'énergie hydraulique, le reste étant réparti entre l'énergie marémotrice et géothermique.

La Chine est déjà le plus gros producteur d'énergies renouvelables du monde. Cependant le charbon représente encore 64,4 % de son mix énergétique, un chiffre considérable qui se traduit par des pics de pollution réguliers. Lors de la Conférence de Paris sur le climat en décembre 2015, Pékin s’est donné pour objectif d’engager un « plan de révolution énergétique » et de porter à 20% la part des énergies non fossiles dans sa production énergétique à l’horizon 2030.