« Depuis début janvier, le S&P 500 a clôturé en hausse ou en baisse de 1% au cours d’une seule séance, soit le début d’année le plus tranquille depuis 1966 », précise la note de synthèse. Ainsi bien que la politique ait été le principal sujet de conversation des investisseurs, l’accalmie a plutôt été au rendez-vous.

Pour autant, l’absence d’instabilité sur les marchés cache, d’après la société de gestion, une grande agitation au niveau des titres. La corrélation moyenne entre les actions américaines est retombée en dessous de 25%. C’est le plus bas niveau atteint depuis la fin des années 1990. Cette situation profite notablement aux investisseurs les plus actifs. Les actions n’évoluant plus d’une seule traite, les gérants ont la possibilité de générer de l’alpha.

L’asset manager se dit rester positif sur les actions américaines (sur fond d'une faible probabilité d'entrée en récession de l’économie des États-Unis dans un futur proche et des objectifs favorables à la croissance que s’est fixée l’administration Trump), japonaises et émergentes. « Pour les 90 % des entreprises du S&P 500 qui ont publié leurs résultats, la croissance des bénéfices paraît proche de 5 % pour une progression des chiffres d’affaires également de 5%, avec une croissance générale des secteurs, à l’exception de l’énergie et de l’industrie » précise Timothy Lintern, stratégiste multi asset solutions chez JP AM.

Une certaine prudence est en revanche affichée à l’égard des actions européennes qui bien qu’ayant performé en février ne présentent pas un potentiel d’évolution notable du fait du risque politique palpable. « En particulier, le risque lié à l’élection française maintient un couvercle sur l’appétit des investisseurs» relève Timothy Lintern.

Sur le plan obligataire, la préférence est affichée pour les obligations high yield américaines et les bons du Trésor américain.