La Fed a souligné la robustesse de l’économie américaine. L’atteinte de ses objectifs en termes de croissance et d’inflation est la principale raison qui explique la nouvelle intervention de la Fed sur son taux.

Des prévisions ont une nouvelle fois été avancées. Ainsi le PIB américain est attendu en progression de 2,1% à la fois en 2017 et 2018. L’inflation devrait, quant à elle s’établir 1,9% ces deux années.

« Par son agissement et sa trajectoire, la Fed entend se reconstituer une marge de manœuvre dans la gestion de sa politique monétaire en cas de choc négatif sur l’économie » commente Philippe Waechter, responsable des études économiques de Natixis Asset Management.

La nécessité de cette démarche est probablement davantage palpable à l’approche de la fin du mandat de la présidente de l’institution, Janet Yellen. « Ccelle ci, devra très probablement passer la main à la fin de son mandat le 3 février 2018. Au regard des risques associés à la nouvelle présidence américaine et à la volonté des républicains de réduire l’indépendance de la Fed, l’impératif de mettre en œuvre la stratégie la plus favorable à l’économie se fait d’autant plus ressentir » éclaire Philippe Waechter.

Absence de visibilité sur la gestion du bilan

« Rien n’a franchement été dit sur la gestion du bilan de la Fed. C’est pourtant la prochaine étape importante » note le responsable de Natixis AM.
La Banque centrale américaine devrait pour l’instant continuer d’investir les revenus de son portefeuille, soit l’équivalent de 425 milliards de dollars rien que pour cette année. Janet Yellen, a simplement précisé que l’arrêt de cet investissement ne sera pas brutal.

Le marché semble avoir bien accueilli la décision de la Fed et les propos de sa présidente. Les actions américaines sont en hausse. Le S&P 500 gagne 0,84%, le Dow Jones 0,54%, et le Nasdaq 0,74%.