Si la dynamique économique aux Etats-Unis continue à s’intensifier, il serait légitime que la Fed commence à réduire son bilan, actuellement de 4500 milliards de dollars, soutient John Williams à l’occasion d’une conférence de presse à Francfort. Ce processus de dégonflement prendrait plusieurs années et serait déployée en parallèle à une hausse régulière des taux d’intérêt.
La Fed a du se mettre à acheter une quantité importante d’obligations d’Etat et d’obligations adossés à des crédits hypothécaires afin de venir en aide au système financier en pleine crise. Actuellement la Banque centrale américaine se contente de réinvestir les coupons arrivés à maturité de manière à conserver son bilan inchangé.
Cependant à présent que l’environnement macroéconomique américain s’est notablement amélioré, et que la Fed envisage plusieurs autres relèvements de son taux directeur (entre 2 et 3 d’ici fin décembre), il est temps de se demander sérieusement s’il n’y a pas lieu d’arrêter ces réinvestissements. La question avait été abordée lors de la dernière réunion des membres du comité de pilotage de la politique monétaire (FOMC).
Un tel mouvement serait annoncé à l’avance, serait graduel et s’étalerait sur environ 5 ans, s’est alors efforcé de rassurer John Williams. L’ampleur de la contraction du bilan n’a pas été décidé. Celui-ci pourrait in fine avoisiner les 2000 milliards de dollars.