Et si le principal actif à mettre au bilan de François Hollande était d'avoir restauré l'attractivité de la France aux yeux des investisseurs étrangers ? Une étude publiée mardi par le cabinet de conseil américain AT Kearney montre une nette amélioration de la perception du pays par les chefs d'entreprises au cours du quinquennat qui s'achève.

Selon ce baromètre réalisé en janvier auprès de 500 dirigeants d’entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 500 millions de dollars, la France arrive en 7e position des pays les plus propices à l’investissement direct. Elle était tombée en 2012 à la 17e place. A.T. Kearney attribue sa progression aux mesures prises pour améliorer la productivité et l'environnement d'investissement. «Dans un contexte d’élections présidentielles pour le moins indécises, ce maintien dans le classement est à saluer", a souligné Xavier Mesnard, associé chez A.T. Kearney, cité par l'agence Reuters.

Par rapport à 2016, la France a notamment gagné neuf places (4e) dans les plans d’investissements des entreprises américaines et neuf places également (5e) dans ceux des entreprises du secteur technologique. "La France dispose d’atouts structurels forts que des initiatives telles que La French Tech et Business France sont parvenues à mettre en avant à l’international : position géographique, infrastructures, démographie, éducation", a poursuivi Xavier Mesnard. Ses points faibles restent un coût du travail élevé et un environnement réglementaire trop lourd, selon lui. 

Les Etats-Unis dominent cette année encore le classement, suivis de l'Allemagne. La Chine, la Grande-Bretagne, le Canada et le Japon devancent également la France. Cependant la progression de l'Hexagone correspond au constat dressé fin mars par Business France, l'agence publique chargée de promouvoir l'attractivité du pays, qui a fait état d'une hausse de 16% des décisions d'investissements étrangers en 2016, au plus haut depuis 10 ans.