Comme Mario Draghi en début de semaine, Janet Yellen a dressé un bilan positif de l'action des banques centrales depuis la crise financière de 2008, vendredi lors du symposium de Jackson Hole. La présidente de la Fed n'a en revanche pas évoqué les prochaines étapes de sa politique, notamment le dégonflement de son bilan et la poursuite de la hausse des taux directeurs engagée en décembre dernier.

L'absence de référence à la politique monétaire dans ce  discours très attendu a fait baisser le dollar et les rendements des emprunts d'Etat américains tandis que Wall Street amplifiait sa progression. Bien que Mme Yellen ait évoqué le risque d'un "optimisme excessif" de la bourse, les marchés restent convaincus que la Fed ne relèvera pas ses taux en décembre mais attendra le premier semestre 2018 pour resserrer à nouveau les conditions de crédit.

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi doit quant à lui intervenir à 19H00 GMT. Plusieurs sources de l'institution de Francfort ont assuré ces dernières semaines qu'il ne comptait pas faire de déclarations fracassantes.

Dans son discours, Mme Yellen a surtout souhaité répondre aux attaques de Donald Trump contre la réglementation bancaire, qualifiée par le président américain de "désastre" pour l'économie. "L'éventail de la recherche suggère que le coeur des réformes que nous avons mises en oeuvre a sensiblement renforcé la capacité de résistance (du système) sans limiter indûment la disponibilité du crédit ou la croissance économique", a-t-elle dit, ajoutant que ces réformes avaient rendu les banques "plus sûres". Evoquant une possible évolution de la "règle Volcker", qui encadre les activités de trading des banques, Mme Yellen a estimé que "tout ajustement du cadre réglementaire devrait être "modeste".