Les outils non conventionnels utilisés par la Banque centrale européenne (BCE) ces dernières années, notamment son programme de rachat d'actifs et les taux de dépôt négatifs, ont largement fait leurs preuves et doivent rester dans l'arsenal de la politique monétaire, a déclaré mardi Vitor Constâncio, vice-président de l'institut d'émission.

"Les mesures non conventionnelles feront partie de notre boîte à outils pendant encore un bon moment et certains d'entre eux pourraient même être considérés un jour ou l'autre comme des mesures normales", a déclaré le numéro deux de la BCE lors d'une conférence à Francfort.

La BCE décidera en octobre si elle réduit ses rachats d'actifs, actuellement fixés à 60 milliards d'euros par mois. Son président Mario Draghi a cependant souligné qu'il pourrait également augmenter ce programme si les circonstances l'exigeaient.
De son côté Vitor Constâncio a assuré que la BCE maintiendrait une politique accommodante au cours des prochains mois. "En conservant une politique monétaire suffisamment accommodante, nous pouvons être certains d'atteindre finalement notre objectif, conformément à notre mandat", a-t-il affirmé.

La BCE ne semble donc pas pressée de "normaliser" sa politique monétaire, comme a commencé à le faire la Fed avec l'arrêt de son 'quantitative easing' (QE) puis le relèvement progressif de ses taux directeurs, qui s'élèvent aujourd'hui à 1 - 1,25% contre 0,25% en zone euro. Cette divergence de politiques monétaires pourrait soutenir les actions européennes au cours des prochains mois et tempérer la hausse de l'euro.