Des entreprises en pleine forme

La saison des résultats bat son plein aux Etats-Unis (la moitié des entreprises du S&P 500 ont publié leurs résultats) et commence en Europe (un quart des entreprises ont publiés). A noter sur la liste aujourd’hui : Deutsche Bank et Exxon Mobil. Et la semaine prochaine : General Motors, Walt Disney, Allergan, Tesla, Expedia…

Pour l’instant les résultats sont nettement au-dessus des attentes. La proportion d’entreprises qui surprennent est particulièrement élevée.

En conséquence, la correction est, pour nous, une respiration de marché alors que les investisseurs étaient positionnés de manière très (trop ?) agressive. Il est difficile de justifier, à l’heure actuelle, un marché résolument baissier.

Les analystes restent prudents. Ces derniers ont en moyenne des anticipations 8% trop hautes chaque année. Cela n’a pas été le cas l’année dernière et, pour l’instant, ce n’est pas le cas sur 2018 : les prévisions tiennent. Il n’y a donc pas d’euphorie sur les anticipations.

Un des symptômes de fin de cycle est la baisse des marges des entreprises, signe de surchauffe. On en donc très loin.

Un PMI surprenant

Le PMI Européen a été confirmé à son excellent niveau de 59,6. Rien de nouveau donc par rapport à l’estimation préliminaire de la semaine dernière.
A noter toutefois le PMI Italien (qui ne fait pas l’objet d’une estimation préliminaire, lui) qui passe de 57,4 en décembre à 59,0 en janvier : l’euphorie économique européenne gagne aussi l’Italie.

La BoJ ressort le « bazooka »

Il faut presque un microscope pour le voir, tant les taux japonais sont très stables depuis fin 2016. Mais les taux 10-ans ont glissés vers le haut et se sont approchés de 0,10%.
La Banque centrale du Japon a réagi et a ressorti le « bazooka » : offre d’achats illimités à un taux de 0,11% (pour mettre un plafond) et augmentation des achats.
Le message est aussi que la normalisation de la politique de la BoJ, évoquée depuis quelques mois, n’est pas du tout à l’ordre du jour.

Avec une politique aussi agressivement laxiste, le Yen, qui avait gagné 3,31% contre le dollar sur le mois de janvier, a donc recommencé à se déprécier.