Le VIX, qui mesure la volatilité des marchés, résume bien la situation ;
- hausse exponentielle lundi lorsque les marchés actions s’effondraient,
- énorme yoyo mardi comme si le marché n’avait aucune idée où aller,
- belle séance en pente douce mercredi.

Cela ressemble à un retour à la normale, ce qui validerait la vue que la correction était technique et que les marchés restent sur une tendance haussière tirée par de très bon fondamentaux.

Malgré les fortes baisses de la bourse, le marché est paradoxalement resté serein à bien des égards. Un marché où l’aversion au risque bondit et/ou un marché qui révise radicalement son scénario économique à la baisse ne réagit pas comme ça.

Voici un petit guide des indicateurs à suivre en cas de panique (la liste pourra toujours servir dans le futur…) :
1/ La valeur refuge par excellence est l’or. Lorsque le marché a peur, l’or se ré-enchérit. En contrepartie, les métaux tel le cuivre baissent si les attentes de croissance diminuent. Cela n’a pas été le cas, après le 26 janvier l’or a baissé et le cuivre est resté stable (jusqu’à hier où il a cédé 2,77%).
2/ Une autre valeur refuge est le Franc Suisse qui a effectivement joué son rôle. C’est probablement le seul indicateur qui soit vraiment cohérent avec un scénario de panique.
3/ Les produits risqués sont normalement pénalisés par les marchés. Un écartement des primes de risque sur les marchés souverains est un dommage collatéral classique. On pense notamment aux écarts de taux périphériques. Or ceux-ci ont très bien tenu.
4/ Même logique pour les actions, les plus risquées sont normalement les plus pénalisées dans ces phases. Les secteurs avec le plus haut beta (donc les plus volatiles) ont eu tendance à surperformer. En outre, les secteurs très cycliques (matériaux, industriel, consommation discrétionnaire), donc prônes à dévisser dans ce genre de marchés, ont aussi surperformé.


Conclusion : si le plongeon des actions était indiscutablement impressionnant (et inquiétant), les autres marqueurs principaux montraient qu’il ne s’agissait pas d’une panique généralisée mais plutôt d’une correction technique limitée aux marchés actions.