L’inflation américaine en février est ressortie à 2,1% comme en janvier, alors que le consensus attendait 1,9%. L’inflation sous-jacente, quant à elle n’a pas changé à 1,8% alors qu’on l’anticipait en repli à 1,7%.

Les chiffres se sont donc avérés nettement plus hauts qu’attendus. La hausse de l’énergie (+3,0%) mais aussi l’inflation sur les biens d’équipement des ménages et l’ameublement ont été les principales causes de cette surprise. A garder à l’esprit cependant que ces composantes sont très volatiles et il ne faut donc pas trop extrapoler le chiffre global.

Une plus grande influence

Alors qu’entre 2012 et 2017, les surprises d’inflation ne modifiaient pas les attentes sur les Fed Funds ; à l’heure actuelle, une surprise sur les chiffres d’inflation s’accompagne d’un mouvement très marqué sur les Fed Funds anticipés à un an.

Les marchés sont donc passés d’une phase où l’inflation ne comptait pas, car elle était trop basse et donc ne forçait pas la Fed à réagir, à une période d’hypersensibilité à l’inflation.

On revient sur les niveaux de sensibilité de 2008, des niveaux de fin de cycle donc…

Avec un tel mouvement sur la courbe, et après la forte correction que nous avions eue sur les actions sur les chiffres d’emploi le 26 janvier, il fallait craindre une autre séance difficile sur les marchés actions. Ainsi, l’Euro Stoxx a perdu 1,4% en 10 minutes (Wall Street n’était pas encore ouvert), mais a repris 1,6% par la suite pour finir la séance en hausse de 0,87%.

Wall street a également ouvert à la mais pour finir la séance très nettement dans le vert (+1,03% sur le DJ, +1,34% sur le S&P et +1,86% sur le Nasdaq).

De manière surprenante les marchés ont ainsi montré une résilience à la hausse des taux. Un comportement saint qui constitue probablement le signe que la correction que nous avons vue est en grande partie finie.