"On s’intéressera moins à la reprise de l’analyse « officielle » du comité de politique monétaire. Elle a été rappelée dans le Monetary Policy Report, publié vendredi dernier et est en ligne avec le communiqué mis en ligne au sortir de la réunion des 30 et 31 janvier. On se focalisera davantage sur les remarques plus personnelles que Powell pourrait faire : de l’équilibre entre approche discrétionnaire et suivi de règles dans la conduite de la politique monétaire et de la permissivité par rapport à une inflation se positionnant au-delà de 2% l’an à l’impact de la relance budgétaire sur la croissance (effet positif uniquement ponctuel ou plus permanent ?).

Jeudi sera aussi le jour de la publication aux Etats-Unis de l’indice cœur du déflateur des dépenses du consommateur, la référence favorite de la Fed en matière d’inflation. Il s’agira du chiffre de janvier. Si on en croit le consensus des économistes, le glissement sur un an resterait stable à 1,5% ; donc significativement en-deçà de la référence des 2%. On se souvient que les statistiques de coûts et de prix ont sur la période récente « surpris » à la hausse. Cela sera-t-il différent cette fois-ci ?

En zone euro

C’est mercredi que les prix à la consommation de février seront publiés. Le consensus n’attend pas une accélération : +1,2% en glissement sur un an pour l’indice d’ensemble (après +1,3%) et +1,0% (inchangé) pour le « cœur ». Sans doute devra-t-on attendre la seconde partie du printemps, voire l’été, pour observer une accélération.

On n’oubliera pas en fin de semaine (dimanche) le résultat de la consultation des militants du SPD allemand sur la participation de leur parti à une coalition de gouvernement avec les Chrétiens-démocrates. Le résultat serait « serré », mais en faveur de la GroKo. Et puis, le même jour, il y aura l’élection législative italienne. On est confronté à une triple incertitude : le résultat, la coalition gouvernementale et la politique qui sera suivie ; sachant que les deux dernières pourraient mettre pas mal de temps à se dissiper, même si le choix des Italiens donne un début d’indication. C’est à l’aune de la conclusion de ces deux évènements que le marché recalera ses anticipations en matière de capacité de l’Europe à reprendre le chemin de davantage d’intégration".