Certes les taux italiens se sont écartés (taux 10-ans contre Allemagne), ils ont gagné 17 points de base sur une semaine ; l’Espagne ne gagnait que 5 points de base et le Portugal 4 sur la même période. Il y a donc bien une nervosité du marché liée à la politique italienne.

Mais il ne faut pas oublier la très bonne performance des taux italiens sur le premier trimestre de l’année.

Pour analyser ces évolutions plus précisément, nous simulons l’écart de taux italien comme s’il avait épousé parfaitement la tendance moyenne de tous les pays de la zone Euro (la ligne bleue ci-dessous). Depuis l’année dernière, l’écart de taux italien (la ligne rouge) suit de très près cette tendance moyenne.
On voit néanmoins sur la dernière semaine une nette augmentation de l’écart de taux italien alors que la moyenne européenne ne bouge quasiment pas. C’est bien le signe d’un risque spécifique italien. Mais ce mouvement nous ramène seulement sur la tendance moyenne de la zone Euro car les taux italiens avaient beaucoup baissé sur le T1.

Bref, la politique a « coûté » 13 points de base aux taux italiens, mais comme ils s’étaient resserrés avant, la prime de risque italienne est dérisoire.

Une fois de plus la zenitude des marchés impressionne. Nous sommes plus inquiets.