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Interview de Jean-Pascal Szerlerski : Directeur du Pôle Services Web de l'Apec

Jean-Pascal Szerlerski

Directeur du Pôle Services Web de l'Apec

Apec.fr a été le premier site de recrutement à avoir développé des partenariats avec les réseaux sociaux extérieurs

Publié le 22 Juillet 2010

Depuis quand l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) utilise-t-elle les réseaux sociaux professionnels (RSP) ?
Depuis leur apparition, l'Apec développe des services qui associent l'utilisation des réseaux sociaux professionnels avec la recherche d'emploi. Ces services s'appuient sur Apec.fr, le site web de l'Apec. Dès 2007, des services communautaires ont enrichi l'offre en ligne en mettant à la disposition des utilisateurs des forums et des services de «chat». Conscient que les réseaux pouvaient rapidement devenir des leviers puissants dans la gestion d'une carrière, l'Apec a été le premier site emploi au monde à avoir développé un partenariat avec un site de réseau professionnel. Ainsi, en 2008, le n°1 mondial des réseaux sociaux professionnels, l'Américain Linkedin, s'est associé avec l'Apec, alors que les usages des réseaux sociaux étaient encore peu connus du grand public. Fin 2009, l'Apec conclut un nouveau partenariat, encore plus poussé, avec le réseau professionnel Viadeo, leader en France. Cette coopération permet aux clients de l'Apec de bénéficier des services de leur réseau Viadeo depuis Apec.fr et d'accéder à des services de l'Apec sur Viadeo. L'enjeu pour l'Apec est d'accompagner l'évolution des usages des réseaux dans le recrutement tant auprès des cadres que des entreprises...

L'Apec utilise-t-elle un réseau social d'entreprise (RSE) ? Quels objectifs lui sont assignés ?
Pionnier sur les NTIC, l'Apec a utilisé en interne les réseaux sociaux d'entreprises dès 2007. Les premières tentatives se sont soldées par des échecs relatifs, les outils n'étant pas adaptés aux besoins spécifiques de l'Apec. Depuis fin 2007, nous utilisons les outils développés par bluekiwi, qui permettent une approche communautaire plus avancée. Aujourd'hui, le RSE est devenu un outil de travail au sein de l'Apec ; une trentaine de communautés sont actives et répondent à différents usages. Certaines d'entre elles s'organisent autour des besoins métiers et sont destinées à l'échange de bonnes pratiques. D'autres communautés sont destinées à suivre des projets transversaux.

Comment s'intègre ce RSE dans l'organisation hiérarchique et fonctionnelle de l'Apec ?
Deux démarches participent à l'intégration du RSE dans les usages quotidiens opérationnels. La démarche bottom-up permet de définir clairement les besoins opérationnels des collaborateurs qui doivent être parties prenantes dans le déploiement de la communauté. A l'inverse, une démarche top-down est également indispensable, d'une part car le management doit donner l'impulsion dans l'utilisation du RSE, et d'autre part car les objectifs opérationnels du RSE doivent être portés auprès des collaborateurs. Ces outils sont de plus en plus ancrés dans le quotidien opérationnel de nombreux collaborateurs.

Quels sont les axes de progrès que vous identifiez ?
Le «cross-community» est l'axe de progrès essentiel. La plupart des collaborateurs sont membres de plusieurs communautés au sein du RSE et, par ailleurs, de plusieurs réseaux extérieurs à l'entreprise. L'organisation des communautés pourra aller vers plus de porosité vis-à-vis des informations provenant de l'extérieur ou de l'intérieur. Quelques pistes de bénéfices à attendre de ces évolutions : la cocréation avec les partenaires extérieurs et les clients, l'échange de bonnes pratiques avec les professionnels du secteur…

Tribune Sciences Po de l'économie de l'immatériel,