Espace International - News, articles, interviews et dossiers

Interview de Jean-François Descaves : Président de la Financière de Champlain

Jean-François Descaves

Président de la Financière de Champlain

Dans 2 ou 3 ans le solaire sera une énergie très compétitive

Publié le 05 Août 2010

Quel va être l'impact de la baisse des aides françaises à l'installation de panneaux solaires sur le développement de ce secteur ?
Une baisse des aides n'est jamais une bonne nouvelle, d'autant que le secteur a déjà connu d'importantes évolutions réglementaires au cours des dernières années. Une telle décision ne va pas dans le sens d'un développement des énergies renouvelables, même si elle devrait maintenir un bon niveau de rentabilité pour les particuliers qui ont acheté des panneaux solaires. Pour les entreprises, la compétition va se renforcer et il est probable qu'un certain nombre d'entre elles restent sur le carreau. Nous pensons que grandes entreprises seront plus à même de s'adapter à ce nouveau cadre.

La France est-elle la seule à réduire son soutien au secteur solaire ?
Non, c'est une tendance que l'on observe dans d'autres pays européens, notamment en Espagne et en Allemagne qui viennent de baisser leurs tarifs de rachat de l'énergie solaire. C'est d'ailleurs une décision compréhensible étant donné la situation des finances publiques, et la baisse rapide du coût des installations solaires. Si on continue comme cela, avec des baisses de prix et une efficacité en hausse, dans deux ou trois ans le solaire sera une énergie très compétitive.

Est-ce le bon moment d'investir dans les valeurs du secteur ?

C'est un moment idéal, d'autant que certaines valeurs ont vu leurs cours chuter au cours des deux dernières années. Mais attention à ne pas se tromper d'acteur ! En dépit du potentiel de croissance, les décisions réglementaires à venir nous amènent à être plus sélectifs. Nous privilégions les fabricants chinois et américains aux fabricants européens. Ce sont eux qui donnent le « la » du marché aujourd'hui.

Propos recueillis par François Schott