Interview de Vincent Gardès : Directeur général de Vexim

Vincent Gardès

Directeur général de Vexim

2014 devrait être la dernière année de pertes financières pour Vexim

Publié le 17 Janvier 2014

Vexim lance aujourd’hui une augmentation de capital à destination du public. Quels sont les objectifs de cet appel au marché ?
L’objectif de l’augmentation de capital est de lever environ 10 millions d’euros - jusqu’à environ 11,5 millions en cas de forte demande - afin de soutenir notre forte croissance sur le marché de la traumatologie du dos. Nous avons en effet gagné une année sur notre plan de développement international et disposons d’une couverture commerciale directe des cinq plus importants marchés européens. Environ 9000 implants SpineJack ont été posés à ce jour en France, en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Espagne et dans d’autres pays. L’augmentation de capital doit nous permettre d’accélérer ce développement et d’atteindre une part de marché de 10% en Europe à fin 2014. Nous allons également lancer les procédures d’autorisation aux Etats-Unis afin de pouvoir commercialiser notre implant sur l’un des plus vastes marchés au monde.

Qui peut souscrire à l’offre et à quelles conditions ?
L’augmentation de capital comprend une offre publique destinée aux personnes physiques et un placement global destiné aux investisseurs institutionnels. La fourchette de prix retenue va de 8,8 euros à 10 euros, ce qui représente une décote de 10-12% en bas de fourchette par rapport au cours de bourse du 14 janvier.
Nos actionnaires historiques, les fonds Truffle Capital et Banexi Ventures, ne souhaitent pas participer à l’opération dans la mesure où ils détiennent déjà plus de 75% du capital. C’est pourquoi nous faisons une augmentation de capital avec suppression du DPS, afin de permettre aux nouveaux actionnaires de nous rejoindre.
Parmi ces derniers, nous nous réjouissons de l’arrivée de la Banque publique d’investissement (Bpifrance) dans le capital de Vexim. Bpifrance s’est engagée à souscrire à la moitié de l’augmentation de l’augmentation de capital dans la limite de 5 millions d’euros.

Que change l’arrivée de Bpifrance dans le capital de Vexim ?
Bpifrance va notamment nous aider à financer des études cliniques comparatives internationales qui seront nécessaires pour enregistrer notre produit aux Etats-Unis. A l’issue de l’augmentation de capital elle disposera d’une participation d’environ 9%, sur la base de la taille initiale (10 M€) et du milieu de fourchette (9,40 €), et d’un siège au conseil d’administration. Cela ne peut que renforcer la gouvernance du groupe. Je crois, par ailleurs qu’il est sain pour la société d’avoir un flottant plus important et un actionnariat plus diversifié.
Quant aux actionnaires historiques, ils vont continuer à nous accompagner. Je veux d’ailleurs rassurer sur ce point les petits porteurs qui pourraient craindre le départ des actionnaires majoritaires et une baisse du titre. En réalité, Truffle Capital et Banexi se sont engagés à conserver leurs participations pendant une période de trois ans à compter de l’augmentation de capital. Ce sont donc des investisseurs de long terme, au même titre que la Bpi.

Vous avez publié un chiffre d’affaires de 6,1 millions d’euros en 2013, plus que doublé. Faut-il s’attendre à une croissance similaire cette année ?
Sur les deux dernières années, le chiffre d’affaires a été multiplié par cinq. Nous sommes en ligne avec les prévisions des analystes. Je ne peux pas vous dire que nous allons doubler notre chiffre d’affaires tous les ans mais nous voulons doubler notre part de marché en Europe cette année. Le fait d’avoir déjà réalisé 9 000 implants et d’être référencés par de grands centres hospitaliers comme l’APHP (Assistance publique hôpitaux de Paris) facilite nos démarches commerciales.
D’autre part, 2014 devrait être la dernière année de pertes financières pour la société. Les analystes prévoient que nous atteindrons l’équilibre financier fin 2014-début 2015, ce que nous pensons être une prévision raisonnable.

Quels sont vos objectifs à moyen terme ?
Aujourd’hui, notre gamme permet de traiter 80% des fractures vertébrales. Notre objectif est de pouvoir couvrir l’ensemble de ce marché d’ici deux ou trois ans, en lançant deux nouveaux produits en moyenne chaque année sur le marché. Nous voulons faire progresser notre part de marché en Europe au-delà de 10% et réussir notre implantation aux Etats-Unis.

Pour plus détails sur la société, voir notre aticle Vexim, une nouvelle chirurgie du dos sur Alternext 

Pour en savoir plus sur l'augmentation de capital, cliquer ici



Propos recueillis par François Schott