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L'Europe clôt dans le désordre un trimestre dominé par le rebond

Publié le 30 Juin 2020

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L'Europe clôt dans le désordre un trimestre dominé par le rebond

L'Europe clôt dans le désordre un trimestre dominé par le rebond

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PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé mardi la dernière séance d'un trimestre marqué par le rebond des actions mondiales après la chute du précédent liée à la pandémie de coronavirus et au "grand confinement".

À Paris, le CAC 40 a fini la journée sur un repli de 0,19% (9,47 points) à 4935,99 points après avoir gagné jusqu'à 0,44% et à Londres, le FTSE 100 a perdu 0,9% alors qu'à Francfort, le Dax gagnait 0,64%.

L'indice EuroStoxx 50 a pris 0,06%, le FTSEurofirst 300 0,2% et le Stoxx 600 0,13%.

Ce dernier enregistre une progression de 12,59% sur l'ensemble du deuxième trimestre, sa meilleure performance depuis le premier trimestre 2015, après une chute de 23% sur janvier-mars.

Pour le CAC 40, le trimestre avril-juin se solde par un rebond de 12,28% après la chute de 26,5% subie sur les trois premiers mois de l'année. L'indice parisien ramène ainsi à 17,5% son repli depuis le 1er janvier.

Ce rebond s'explique évidemment par la reprise progressive et encore partielle de l'activité économique après le choc provoqué en mars par le confinement à grande échelle décidé face à la propagation rapide du nouveau coronavirus.

L'incertitude sur l'évolution de la pandémie continue de préoccuper les investisseurs même s'ils restent sensibles à tout signe d'amélioration de la conjoncture. Parallèlement, les investisseurs continuent de surveiller l'évolution des tensions entre la Chine et les Etats-Unis, alimentées encore mardi par l'adoption à Pékin de la nouvelle "loi sur la sécurité nationale" à Hong Kong.

Selon une nouvelle enquête de Reuters auprès de gérants, les fonds mondiaux ont recommandé d'augmenter la part des obligations dans les portefeuilles en juin pour la porter à son plus haut niveau depuis début 2012, aux dépens des actions, dont le poids est revenu au plus bas depuis plus de trois ans et demi.

VALEURS

La plus mauvaise performance sectorielle du jour est pour le compartiment du pétrole et du gaz, plombé par le recul du cours du baril mais aussi par l'annonce de 22 milliards de dollars de dépréciations par le britannique Royal Dutch Shell (-3,94%).

L'indice Stoxx de l'énergie a cédé 1,41% et à Paris, Total a abandonné 1,66%.

A la hausse, les valeurs de semi-conducteurs ont profité de la prévision de chiffre d'affaires supérieure aux attentes de l'américain Micron Technology: STMicroelectronics a pris 3,07% et se classe en tête du CAC 40 sur la journée, tandis que Dialog Semiconductor s'adjugeait 5,21%.

Wirecard a poursuivi son rebond, prenant 75,77% au lendemain d'un bond de 154%. Mais le titre accuse toujours une chute de plus de 95% depuis son pic du 22 avril.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était bien orientée, le Standard & Poor's 500 gagnant 0,71% et le Nasdaq Composite 1,26% alors que le Dow Jones était pratiquement inchangé.

Micron Technology gagnait alors 5,75% tandis qu'a l'opposé, Boeing perdait 6% et pesait sur le Dow après l'annulation par Norwegian Air de commandes portant au total sur 97 appareils.

LES INDICATEURS DU JOUR

En Chine, l'indice PMI manufacturier de juin confirme la reprise de l'activité en remontant à 50,9 en juin après 50,6 en mai, dépassant ainsi le consensus Reuters, qui le donnait à 50,3.

En Europe, le produit intérieur brut (PIB) britannique a reculé de 2,2% sur les trois premiers mois de l'année, sa plus forte contraction depuis 1979.

Par ailleurs, l'inflation dans la zone euro est légèrement remontée en juin selon la première estimation d'Eurostat, à 0,3% sur un an après 0,1% en mai, mais l'inflation sous-jacente (hors énergie et produits alimentaires non transformés) est revenue à 1,1% sur un an contre 1,2%.

Aux Etats-Unis, l'indice de confiance du consommateur du Conference Board a dépassé les attentes, remontant à 98,1 en juin alors que le consensus le donnait à 91,8 après 86,6 en mai et le PMI de Chicago a rebondi à 36,6 en juin après 32,3 en mai.

CHANGES

La séance est aussi hésitante sur le marché des devises que sur celui des actions, comme le montre l'évolution en dents de scie de l'"indice dollar", qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de référence: en baisse en tout début de journée, il a gagné jusqu'à près de 0,3% avant de revenir en territoire négatif et perdait 0,22% au moment de la clôture européenne.

L'euro se traitait alors autour de 1,1240 dollar après avoir oscillé entre 1,1192 et 1,1261.

TAUX

Orientés à la baisse pendant la majeure partie de la journée, les rendements obligataires de la référence de la zone euro sont brusquement remontés en fin de séance, celui du Bund allemand à dix ans revenant à -0,457% après être tombé à -0,488%, son plus bas niveau depuis le 25 mai.

Au même moment, sur le marché américain, celui des Treasuries à dix ans effaçait ses pertes du début de séance, à 0,6446%.

PÉTROLE

Si le cours du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est pratiquement inchangé, celui du Brent souffre des derniers chiffres de l'épidémie et de l'évocation d'un retour sur le marché de la production libyenne.

Le contrat septembre sur le Brent, le plus activement négocié, abandonne 0,22% à 41,76 dollars alors que l'échéance août sur le WTI abandonne 0,15% à 39,76 dollars.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

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