Une hausse d'un demi-point de la BCE en septembre déjà intégrée

Publié le 10 Août 2022

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Une hausse d'un demi-point de la BCE en septembre déjà intégrée

Une hausse d'un demi-point de la BCE en septembre déjà intégrée

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LONDRES (Reuters) - Les investisseurs dans la zone euro jugent désormais certaine une nouvelle hausse d'un demi-point des taux de la Banque centrale européenne le mois prochain, montrent les données Refinitiv mercredi.

Les marchés monétaires de la région intègrent en effet une probabilité de 100% d'un relèvement de 50 points de base des taux directeurs de la BCE en septembre. Cette probabilité estimée était de 95% mardi et d'environ 50% seulement la semaine dernière.

La BCE a déjà relevé ses trois taux directeurs de 50 points le 21 juillet, un resserrement plus marqué qu'évoqué auparavant par ses dirigeants, face à l'accélération de l'inflation.

"La BCE va certainement s'efforcer d'agir aussi vite que possible", commente Ben Laidler, stratège marchés d'eToro. "Je pense que c'est justifié étant donné qu'elle a tardé à passer à l'action."

La hausse de taux décidée le 21 juillet par le Conseil des gouverneurs, la première depuis 11 ans, est en effet intervenue bien après le début du resserrement des politiques de plusieurs autres grandes banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine et la Banque d'Angleterre.

Les intervenants de marché ont aussi revu à la hausse la probabilité estimée d'un troisième relèvement de trois quarts de point des taux de la Fed le mois prochain, après le chiffre supérieur aux attentes des créations d'emplois aux Etats-Unis en juillet publié vendredi dernier.

Cette évolution des anticipations en matière de taux directeurs n'empêche pas les rendements obligataires de référence de reculer mercredi: celui du Bund allemand à dix ans baissait d'environ deux points de base à 0,902% vers 08h30 GMT, à quatre heures de la publication très attendue des derniers chiffres de l'inflation aux Etats-Unis.

(Reportage Samuel Indyk, version française Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

Reuters