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PLUS USA: Eli Lilly pris au piège du dividende

Publié le 07 Janvier 2011

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John Jannaronne,

The Wall Street Journal

Eli Lilly (LLY) pourrait être pris au piège d'un dividende élevé.

Le laboratoire pharmaceutique américain peine plus que la concurrence à développer de nouveaux produits capables de redynamiser ses ventes.

Son chiffre d'affaires devrait ainsi atteindre seulement 19,1 milliards de dollars en 2015, contre 21,9 milliards en 2009, selon l'analyste de Barclays Capital Anthony Butler, et son bénéfice par action pourrait passer à 4,41 dollars en 2011, contre 4,74 dollars un an plus tôt, d'après le consensus.

Pourtant, l'action Eli Lilly est parvenu à terminer l'année 2010 globalement stable, en ligne avec le secteur pharmaceutique américain.

Si Eli Lilly a réussi à limiter les pots cassés pour son titre, c'est principalement en s'engageant à maintenir son généreux dividende de 5,6%. Même Lorillard, qui exerce sur un marché du tabac en perte de vitesse, offre un rendement inférieur à celui du groupe pharmaceutique.

Dans l'éventualité où Eli Lilly déciderait d'abaisser son dividende, les grands actionnaires du laboratoire seraient alors probablement nombreux à se défaire du titre. Mais le dividende de Lilly pourrait également être une entrave aux initiatives potentielles destinées à stimuler la croissance.

Si les grosses acquisitions ont eu des résultats mitigés dans le secteur ces dernières années, Eli Lilly ne peut même pas envisager d'en réaliser de moindre envergure tant qu'il restera lié par un dividende élevé et une faible valorisation boursière.

Le groupe a également la possibilité d'écouler ses produits sur un plus grand nombre de marchés hors des Etats-Unis. Toutefois, même si ce projet est probablement moins risqué que la mise au point de nouveaux traitements, une réelle percée nécessiterait un apport important de capitaux.

L'autre solution pour Eli Lilly serait d'essayer de réduire davantage ses coûts pour doper ses résultats. Mais, ayant déjà identifié les excédents les plus visibles, le groupe devrait, pour ce faire, sacrifier la croissance de son chiffre d'affaires.

Si Lilly choisit cette voie et poursuit ses réductions des coûts, même un juteux dividende pourrait ne pas suffire pour garantir la santé du titre.

-John Jannarone, The Wall Street Journal

(Version française Céline Fabre)

(END) Dow Jones Newswires

January 07, 2011 11:18 ET (16:18 GMT)

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