Le groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis a de quoi sourire si l'on en croit les résultats de son 4ème trimestre. Ce dernier laisse en effet apparaitre que la big pharma hexagonale a su tirer profit de son positionnement toujours plus fort dans les pays émergents, ainsi que dans certaines pathologies dont le diabète. Mais Sanofi a également largement tiré parti de l'intégration dans son périmètre de la biotech très prometteuse, et coûteuse, Genzyme.

Au total, le groupe a fait état ce mercredi matin d'un résultat opérationnel en hausse de 11,3% à 2,828 milliards d'euros, contre 2,931,5 milliards attendu par les analystes, et d'un bénéfice net en progression de 13% à 2,077 milliards d'euros quand le consensus prévoyait 2,071 milliards, soit 1,56 euro par action.

Côté ventes, celles de Sanofi ont fait un bon de 8,8% (+9,2% à taux de changes constant) pour atteindre un total de 8,508 milliards d'euros contre 8,535 milliards attendus par les analystes.

Quant aux résultats de la biotech rachetée au prix fort par Sanofi, Genzyme, et consolidés depuis le 1er avril 2011, ils font apparaitre des ventes en progression de 7,7% à 2,395 milliards d'euros. Sanofi a d'ailleurs précisé dans un communiqué que l'optimisation de la production de Genzyme se poursuivait et espère une amélioration de ses ventes de Cerezyme (contre la maladie de Gaucher). Sanofi a par ailleurs indiqué qu'elle attendait un retour à une productivité normale de Fabrazyme (contre la maladie de Fabry) dans le courant du second trimestre.

A Paris peu après l'ouverture, Sanofi était en recul de plus de 2%.