Le laboratoire de biotechnologie NicOx a publié des résultats en hausse mais encore insuffisants pour lui permettre de dégager des bénéfices en 2012. Le chiffre d’affaires s’est ainsi élevé à 7,6 millions en 2012, comparé à aucun chiffre d’affaires pour 2011. C’est la conséquence d’un paiement d’étape de 10 millions de dollars reçu du laboratoire américain Bausch + Lomb, partenaire de NiCox dans le développement du latanoprostènebunod. Ce candidat-médicament contre le glaucome, une pathologie de l’œil, est le plus prometteur à l’heure actuelle pour le laboratoire français.

Les frais de recherche et développement et les frais généraux, administratifs et commerciaux s’élèvent à 16,7millions d’euros en 2012, comparé à 14,9 millions en 2011. Cette augmentation « reflète la transformation actuelle de Nicox en société commerciale spécialisée en ophtalmologie », indique le groupe.
Au final, le groupe enregistre une perte nette de 10,2 millions en 2012, comparée à 16,6 millions en 2011.

Le PDG, Michele Garufi, s’est dit confiant dans la capacité de NicOx à signer de nouveaux accords de licence cette année – des discussions sont en cours avec « plusieurs partenaires »- et dans la commercialisation, à terme, des traitements du groupe aux Etats-Unis et sur les principaux marchés européens. Il a en revanche démenti avoir reçu une offre d'achat de Pfizer (PFE) ou avoir été approché par le géant américain en vue d'une éventuelle acquisition.

La spéculation sur un éventuel rachat du groupe avait alimenté la hausse du titre depuis le début de l’année (+40%). L’action, a cédé 8% vendredi après ces commentaires.