Neovacs rallume la flamme en bourse. Le titre de la biotech parisienne a pris 16% mardi suite à l'annonce d'un accord de licence en Chine pour son candidat-vaccin contre le lupus. La société chinoise Biosense Global LLC a pris une option pour le "développement et la commercialisation en Chine du vaccin thérapeutique IFNα Kinoïde de Néovacs pour le traitement du lupus et de la dermatomyosite".

Néovacs avait déjà conclu un accord similaire avec le coréen CKD Pharmaceuticals fin 2015. Mais les termes de ce nouvel accord "sont nettement supérieurs car (il) comprend un montant total de 65 millions d'euros accompagné de redevances dont le taux « à deux chiffres » n’est à ce stade pas divulgué" notent les analystes d'Invest Securities. Toutefois cet accord de licence avec royalties "dépend des résultats cliniques de la phase IIb" en cours, même si une partie du prix a déjà été versée à la signature, nuancent-ils.

L'IFNα Kinoïde fait aujourd'hui l'objet d'une étude clinique de phase IIb dans une centaine de centres de soins en Europe, en Asie, en Amérique du Sud et aux Etats-Unis. Les résultats de l'étude sont attendus "neuf mois après le recrutement du dernier patient", a précisé le directeur général de Néovacs, Miguel Sieler, à nos confrères de Boursier. Soit pas avant 2018. La commercialisation interviendrait quant à elle en 2022 "si tout se passe bien".

Les investisseurs vont donc devoir prendre leur mal en patience. A ce stade rien ne garantit le succès clinique du candidat-vaccin. Le groupe a déjà connu des revers dans le passé et le titre a été une nouvelle fois malmené en 2016. Mais le fait que la société soit parvenue à convaincre deux partenaires de son potentiel thérapeutique est encourageant. Cela pourrait également ouvrir des perspectives à ses autres produits, actuellement au stade préclinique, visant notamment le diabète de type 1 et certains cancers.