Selon le quotidien La Tribune, l'Union européenne (UE) aurait débouté Orange, SFR et Bouygues Télécom de leur plainte contre l'Etat français, dans le cadre de l'attribution, fin 2009, de la quatrième licence de téléphonie mobile 3G (haut débit) à Free.

«La Direction de la concurrence de la Commission européenne a envoyé le 28 juin une lettre dite de «rejet administratif» aux trois opérateurs et à l'État français»
, a indiqué La Tribune. Les opérateurs ont notamment reproché à l'Etat français d'avoir vendu la licence à 240 millions d'euros alors qu'eux avaient dû débourser 619 millions d'euros chacun. Jugeant ce montant comme anticoncurrentiel, les plaignants ont demandé un alignement de leur prix à celui de Free.

L'UE confirme le rejet


Interrogée par l'AFP, la Commission européenne a corroboré l'information : «Je confirme que la Commission a informé ces entreprises de son analyse préliminaire et donc de son intention de ne pas poursuivre l'affaire», a indiqué Amelia Torres, porte-parole de la Commission européenne pour les questions de concurrence.
«Nous examinons à l'heure actuelle la réponse que l'on a obtenue des entreprises concernées pour voir si elle est de nature à nous faire changer d'avis ou si l'on confirme qu'il n'y a pas matière à enquête», a-t-elle par ailleurs ajouté.

Bouygues Télécom, Orange et SFR n'ont par contre pas souhaité faire de commentaires dans l'immédiat. Notons toutefois que leur plainte est toujours examinée par le Conseil d'Etat français, la plus haute juridiction administrative en France. Ce dernier pourrait rendre sa décision fin 2010 ou début 2011.

Vers 16h, les titres Vivendi (maison de mère de SFR), France Télécom et Bouygues Télécom gagnaient respectivement 1,19%, 2,21% et 2,37% dans un marché parisien en hausse de 1,51%. Le titre Iliad (maison mère de Free) prenait pour sa part 0,94% à la Bourse de Paris.