Le groupe hôtelier Accor s'est lancé depuis 2005 dans sa stratégie d''Asset right' favorisant les modes de détention d'hôtels peu capitalistiques, en grande partie sur les segments Haut et Milieu de gamme. Cette stratégie a ainsi conduit le groupe à revendre les murs de nombreux hôtels tout en gardant leur gestion.

Sébastien Bazin, dirigeant Europe de Colony Capital, qui est l'un des principaux actionnaires d'Accor, aurait proposé en décembre dernier au conseil d'administration du groupe hôtelier de séparer le parc immobilier hôtelier de l'exploitation, d'après Les Echos. Cette réorganisation donnerait naissance à une foncière regroupant les murs des hôtels.

En 2010, Accor avait réalisé la scission de sa branche de services aux entreprises en l'introduisant en bourse sous le nom d'Edenred. Cependant, le PDG du groupe hôtelier, Denis Hennequin, serait opposé à une séparation du pôle immobilier, selon le quotidien économique. Pour le dirigeant, 'le problème d'Accor c'est d'abord le surpoids du marché européen dans son activité, d'où la nécessité d'accélérer en Asie. En outre, la crise économique va rendre plus difficile la réalisation du plan de cession d'actifs immobiliers', a indiqué 'une relation très proche du PDG' citée par le journal.

'Tout l'enjeu du débat est de savoir en substance, si la séparation entre le parc immobilier hôtelier et le métier d'exploitant ferait ressortir la valeur du groupe non perçue par le marché, sachant que la valeur des 'murs' est de l'ordre de 3,7 milliards d'euros, à comparer à une valorisation boursière de 4,7 milliards', explique le quotidien.

Ce lundi peu après l'ouverture, le titre Accor reculait de 0,34%, à 20,66 euros, dans un marché parisien en baisse de 0,79%, à 3 171 points. Sur un an, la valeur a abandonné près de 42%.