Certains chiffres pour 2011 sont plutôt bons, cependant des insuffisances manifestes amènent les investisseurs à bouder la valeur ce jeudi matin.

Ainsi, alors que le chiffre d'affaires ressort en progression de 7,3% à 90,7 milliards d'euros, le bénéfice net est quant à lui en recul 13,3%, à 4 milliards d'euros.

Par ailleurs, si la dette a reculé à 37,6 milliards d'euros en fin d'exercice, le coût de son endettement net est passé de 1,6 à 1,9 milliards d'euros annuels.

Qui plus est, les perspectives pour 2012 sont décevantes. Le bénéfice net est attendu entre 3,5 et 4 milliards d’euros alors que le consensus tablait sur 4,1 milliards d’euros.
Le groupe a par ailleurs fait par d’une prévision de 5 milliards d’euros d’ici 2015 contre 5,8 milliards d’euros escomptés par les analystes.
Enfin et surtout, les dirigeants n’ont pas rappelé leur objectif d’un EBITDA d'au moins 20 milliards d’euros pour 2013 sur lequel beaucoup d’investisseur alimentaient un espoir.

Ces différentes zones d'ombre n'ont pas empêché ce matin, les experts de CM-CIC qui suivent la valeur de se montrer confiants et de réitérer leur recommandation d'«achat» jugeant les résultats annoncés « robustes».

Depuis le début de l'année l'action enregistre une baisse de 3,08%.