Selon les premiers éléments disponibles, basés sur environ 85% des réponses apportées habituellement tous les mois, l’indice d’activité est passé de 55,1 en septembre à 54,4 en octobre. Un chiffre au dessus du seuil de 50 signifie que l’activité est toujours en progression. Il s’agit cependant de la plus faible croissance observée depuis janvier.

Le rythme de hausse des nouvelles commandes a significativement ralenti. Il est en dessous de la moyenne calculée sur six ans. Les clients se sont montrés plus prudents dans les dépenses.

Le ralentissement de l’activité a eu des conséquences certaines sur le marché de l’emploi. Les créations ont été moindres. Les revalorisations des salaires ont été très légères.

Les fournisseurs de services demeurent optimistes s’agissant des perspectives à 12 mois. 39% des répondants espèrent une poursuite de la hausse de l’activité. Seulement 5% escomptent une réduction.
Toutefois, le degré d’optimisme est relativement bas, en comparaison avec la moyenne calculée depuis le début de l’année 2009.

L’évolution des prix de fourniture des services est très timide. Peu de changements sont actés, à ce stade, par rapport au point bas de 7 mois relevé en septembre, notamment du fait du faible prix du carburant et des faibles couts des transports. Parallèlement, les prix pratiqués aux clients n’ont été que partiellement remontés.

A noter que l’indice PMI du secteur manufacturier américain, dans sa version préliminaire, apparaissait la semaine dernière en petite hausse, passant de 54,5 en septembre à 55,4 en octobre.
Ainsi l’indice PMI composite pour les Etats-Unis s’avère finalement en repli, à 54,5 en octobre, contre 55,0 en septembre et fait état de la plus faible expansion du secteur privé depuis janvier.

« Les enquêtes pour les deux secteurs suggèrent que l’économie américaine a débuté le quatrième trimestre de l’année pour atteindre un taux de croissance du PIB de 1,8% sur un glissement annuel, après 2,2% au troisième trimestre. Ce ralentissement plus fort que prévu devrait pousser davantage la Fed à reporter la hausse de ses taux directeurs jusqu’à ce que la reprise s’affermisse » a commenté le chef économiste de Markit, Chris Williamson, dans une note parue aujourd’hui.