Alors qu’il vient d’être autorisé à redémarrer ses réacteurs nucléaires belges, Engie (ex GDF Suez) lorgne-t-il sur les activités « durables » de son ex filiale, Suez Environnement ? Selon La Lettre de L’Expansion, le groupe a demandé à des banques d’affaires de plancher sur un scénario de reprise de contrôle du numéro deux mondial de la gestion de l’eau et des déchets.

En bourse, le titre Suez Environnement gagne 4,4% mardi et signe l’un des plus forte hausses du SBF 120. Aucun des deux groupes n’a souhaité commenter cette information. Les analystes se montrent quant à eux assez sceptiques. Pour Bryan Garnier, un tel rapprochement serait un « non-sens » compte tenu de la stratégie de désendettement d’Engie et de son recentrage sur les marchés de l’énergie et de l’efficacité énergétique.

Le groupe de Gérard Mestrallet a gardé une participation de 33,7% dans son ex filiale dont il s’était séparé en 2008 lors du rapprochement entre GDF et Suez. Suez Environnement avait alors été introduit en bourse. En 2013, le pacte d’actionnaires par lequel GDF gardait le contrôle de Suez Environnement a laissé place à une « coopération industrielle et commerciale ». Depuis le titre Suez Environnement a gagné 35% tandis que celui d’Engie a cédé 9%.