Troisième grosse IPO de l’année après les groupes Elis et Spie, Europcar a précisé les modalités de son arrivée sur Euronext. Le groupe espère lever environ 475 millions d’euros à l’occasion de cette première cotation, auxquels s’ajoutera un montant quasi équivalent de titres cédés par le fonds Eurazeo. Au total, et en cas d'exercice de l'option de surallocation, l’offre pourrait atteindre 1,1 milliard d’euros.

La période de souscription a débuté hier et se terminera le 24 juin au soir. Le prix devrait être fixé dans une fourchette de 11,5 à 15 euros par action, le 25 juin, cinq jours avant le début des échanges sur Euronext Paris. « Cette opération va nous permettre de renforcer notre structure de financement, d'accélérer les déploiements de notre stratégie et de disposer d'une capacité d'investissement supérieure pour développer les axes de croissance du groupe », affirme dans un communiqué Philippe Germond, président du directoire d'Europcar Groupe.

Confronté à de nombreux concurrents comme Hertz, Avis ou Sixt, à la révolution des réservations par internet et à l'émergence des services d'autopartage et de covoiturage, le leader européen de la location de véhicules est à mi-chemin d'un plan stratégique lancé en 2012 pour adapter son offre et réduire ses coûts. L'an dernier, le groupe vu son chiffre d'affaires progresser de 3,4% à 1,9 milliard d'euros et son résultat brut d'exploitation (Ebitda) augmenter de 35% à 213 millions d'euros. Il a affiché une perte nette de 112 millions, liée au poids de sa dette (581 millions d’euros) et à différents frais financiers non récurrents.

Les fonds levés en bourse serviront au remboursement d'une partie de cette dette afin de ramener le ratio d'endettement à 1,5 fois l'Ebitda ajusté à la fin de 2015, et à moins d'une fois fin 2017. « Nous allons poursuivre le chemin de la croissance profitable dans lequel le groupe s’est résolument inscrit ces dernières années, en profitant pleinement de toutes les perspectives de développement ouvertes par les nouvelles tendances de mobilité », affirme Philippe Germond. Parmi ces nouvelles opportunités, il cite la location courte durée pour laquelle Europcar a développé une coentreprise avec le constructeur allemand Daimler (Car2Go), ou encore l’autopartage dans lequel il vient de racheter la start-up française Ubeeqo, spécialiste du car-sharing en entreprise.

Europcar vise pour 2015, 2016 et 2017 une hausse organique de 3 à 5% de son chiffre d'affaires chaque année, ainsi qu'une marge d'Ebitda ajusté de 13% en 2017. A compter de cette date le groupe envisage également de redistribuer au moins 30% de ses bénéfices annuels sous forme de dividendes.

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