Le retour du tourisme à son niveau d'avant les attentats se fait sentir dans les aéroports parisiens. En juillet, dix millions de passagers ont été accueillis à Roissy Charles de Gaulle et Orly, un chiffre en hausse de 4,3% sur un an, selon ADP-Paris Aéroport. Après une hausse de 5% au premier semestre à 48,5 millions de passagers, le gestionnaire public est bien parti pour atteindre la barre des 100 millions de voyageurs accueillis en 2017.

En juillet le nombre de voyageurs en provenance ou à destination des autres continents a bondi de 7,2% "du fait d'une croissance sur l'ensemble des faisceaux : Afrique (+ 11,5 %), DOM-COM (+ 11,0 %), Moyen-Orient (+ 8,4 %), Amérique du Nord (+ 5,3 %), Amérique Latine (+ 4,4 %) et Asie-Pacifique (+ 0,8 %)", a précisé ADP. Cette hausse du trafic international est qualifiée de "bon point" par Natixis, après un début d'année poussif au niveau du chiffre d'affaires des magasins des aéroports parisiens. Le broker maintient sa recommandation d'achat sur le titre et son objectif de cours de 150 euros, compte tenu d'un "angle spéculatif".

ADP est en effet souvent cité parmi les entreprises où l'Etat pourrait réduire sa participation (50,6% du capital), dans le cadre d'un plan de cessions de 10 milliards d'euros annoncé début juillet. Après la privatisation des aéroports de Toulouse, Nice et Lyon, ceux de Paris pourraient suivre. Le groupe français Vinci, qui détient déjà 8% du capital d'ADP et exploite une trentaine d'aéroports dans le monde, fait figure de repreneur idéal.

La bourse a déjà intégré en partie ce scénario, ainsi que les perspectives favorables de trafic qui doivent permettre une amélioration du résultat brut d'exploitation (Ebitda) cette année. Le titre ADP a pris 40% depuis le début de l'année et évolue à des plus haut historiques. Il s'inscrit toutefois en baisse vendredi (-1,2%) dans un secteur aérien secoué par les tensions internationales entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.