Et si la France avait vendu le Rafale à Kadhafi?
(Easybourse.com) Les négociations entre Paris et le dictateur Libyen sur un contrat Rafale étaient à un stade avancé il y a encore quelques mois. Une affaire gênante aujourd'hui...
Tripoli sous les bombes! Des immeubles en feu, des manifestants sous la mitraille des forces aériennes libyennes... Le Colonel Kadhafi ne lésine pas sur les moyens pour écraser la révolte d'un peuple fatigué par plus de quarante années de dictature. La condamnation est unanime de part le monde, y compris à Téhéran. A Paris, l'Elysée a fermement condamné le recours à la force du Colonel Kadhafi. Impossible pourtant d'oublier, qu'il y a encore quelques mois, la diplomatie française était sur le point de vendre des Rafales, l'avion de combat multimission de Dassault Aviation, au dictateur Libyen.Il faut dire que le Colonel Kadhafi était revenu en grâce aux yeux des Occidentaux, après avoir versé des indemnités aux familles des victimes de l'attentat de Lockerbie qui avait tué 270 personnes en 1988. Depuis, les pays occidentaux s'arrachent les faveurs de l'excentrique mais néanmoins autoritaire Raïs afin de s'accaparer les gisements pétroliers Libyens. La visite de Mouammar Kadhafi à Paris en 2007 avait choqué l'opinion publique française. La République avait alors déployé ce qui avait de plus somptueux pour satisfaire le Raïs. Et pour cause! Le Colonel était venu signer de gros contrats et aurait également promis d'acheter le fameux Rafale.
Des ingénieurs français à Tripoli
En juillet dernier, le quotidien français La Tribune, en général bien informé, avait révélé qu'un contrat entre Paris et Tripoli se préparait pour la vente de Rafales. Un contrat juteux pour la France qui n'a encore jamais réussi à vendre son bijou technologique à l'export. Riche de sa rente pétrolière, la Libye a les moyens de s'offrir ce fleuron militaire. Le pays qui compte six millions d'habitants est un des plus importants exportateurs de pétroles africains.
A l'époque, le quotidien décrivait des négociations particulièrement avancées entre les deux parties. Plusieurs généraux français, ainsi que des ingénieurs de chez Dassault Aviation, Thalès et MBDA s'étaient rendus à Tripoli afin de peaufiner les termes d'un contrat. Les négociations se sont déroulées sous la houlette du général Abdurahman Ali Alsead, "un proche du guide et seul habilité à traiter des contrats d'armements" écrivait alors La Tribune. Le contrat devait aboutir avant la fin de l'année dernière. Par chance pour les mutins Libyens, le dictateur n'aura pas finalisé le contrat.
Nabil Bourassi
Publié le 22 Février 2011
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Derniers commentairesAccès aux forums
Walken a dit:
C'est bien qu'on ne leur ai pas vendu, mais je pense qu'il faudrait en plus de cela envisager une opération militaire contre ce dictateur et ses partisans. Peut-être une occasion pour la France de montrer la véritable puissance et domination du Rafale sur d'autres appareils aériens .
Abracadabra a dit:
"Par chance pour les mutins Libyens, le dictateur n'aura pas finalisé le contrat. Hum, les pauvres mutins sont en train de goûter de toute façon à nos Mirages.







