Nucléaire : les réponses d'EDF à la catastrophe de Fukushima
(Easybourse.com) Le groupe français d'électricité prévoit la création d'une « task force » pour répondre à d'éventuels accidents graves dans le parc nucléaire français. Mais n'envisage aucune fermeture de centrale.
Jeudi 21 avril devant l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) puis lors d’une conférence de presse, EDF a formulé ses « premières propositions post-Fukushima », censées tirer les enseignements de l’accident d’une gravité exceptionnelle survenu au Japon le 11 mars.«Comme pour tous les accidents précédents, nous allons prendre en compte celui de Fukushima», a déclaré Dominique Minière, directeur de la Division Production Nucléaire au sein du groupe.
Il n'y a pas de raison de ne pas allonger la durée de vie (des centrales). 
Le programme d’action « à court et moyen terme » se décline en trois propositions : l'évaluation des moyens techniques et humains d'ores et déjà prévus en cas d'accident au meilleur niveau ; la création d'une "task force" nationale d'intervention constituée de matériels complémentaires d'apport en électricité et en eau, avec des moyens de transports et humains dédiés, mobilisables dans les 24 à 48 heures, à l'échelle d'un site ; un ré-examen approfondi de la conception des centrales.
Un surcoût qui reste à déterminer
Selon le groupe, il s'agit de s'assurer des marges de sûreté des installations face à des événements tels que les séismes, les inondations, les pertes d'alimentations électriques et de refroidissement. Ces mesures doivent être engagées d'ici fin 2011 et concerneront tant les réacteurs que les piscines de stockage du combustible. Elles seront menées sous le contrôle de l'ASN et s'intégreront aux audits de sûreté des centrales nucléaires françaises que va mener l'ASN à la demande du Premier Ministre.
EDF est plutôt confiant dans le résultat de ces audits : «Il n’y a pas de point faible dans le parc nucléaire français, dans le sens où une centrale serait trop âgée», a assuré Dominique Minière qui en veut pour preuve la «standardisation technique» et «l’amélioration permanente» des centrales dont la plus ancienne, Fessenheim, a été mise en service en 1977. «Si le niveau de sûreté requis est accessible par l’ensemble des tranches, il n’y a pas de raison de ne pas augmenter leur durée de vie», a ajouté le responsable du parc. EDF espère ainsi toujours porter l’âge limite de ses centrales de 40 ans à 50 ans, voire 60. Avant l’accident de Fukushima, le groupe prévoyait d’y consacrer 40 milliards d’euros sur vingt ans. Les analystes craignent que cette somme enfle avec la nouvelle donne "post-Fukushima".
«Nous avons une certaine vision de dépenses qui sont liées à la maintenance d’un parc qui a entre 25 et 30 ans (en moyenne, ndlr) que l’on veut amener jusqu’à 50-60 ans. Fukushima va nous conduire à augmenter ou avancer un certain nombre de ces dispositions», a reconnu Dominique Minière, mais il est encore trop tôt selon lui pour chiffrer le surcoût.
François Schott
Publié le 27 Avril 2011
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Derniers commentairesAccès aux forums
Floydangel a dit:
Plus de 40 milliards sur 20 ans !!!!! c'est une énergie rentable ça ?
Willy a dit:
Nous en sommes à la 3e catastrophe (divulguée) dans le monde : Three Mile Island - Tchernobyl - Fukushima. Avec une croissance dans les dégâts occasionnés. Quelle sera la prochaine ?
Willy a dit:
Nous en sommes à la 3e catastrophe (divulguée) dans le monde : Three Mile Island - Tchernobyl - Fukushima. Avec une croissance dans les dégâts occasionnés. Quelle sera la prochaine ?
jacky a dit:
Quelques réflexions : Le nucléaire n'a pas fait de morts. C'est oublier Tchernobyl ! (50 morts mini, Plus de 3000000 maxi) La filière EPR est plus sûre. Peut-être, mais alors il faudrait vite remplacer toutes les centrales actuelles par des EPR ! L'électricité nucléaire est la moins chère. Le restera-t-elle après la sécurisation des centrales post Fukushima; après démantèlement des vieilles centrales de + de 60 ans ? Il n'y a pas de tsunami en France et le risque sismique est plus faible qu'au Japon. Les centrales en France ont-elles été étudiées en fonction des risques au Japon ou en France ? Dans ce dernier cas, le rapport sécurité/risque est le même en France qu'au Japon ! Quelqu'un a-t-il imaginé ce que serait un "Fukushima" en France ? Ce serait plusieurs départements condamnés à vie (éternelle) La dangerosité du nucléaire demande le risque zéro. Or le risque zéro n'existe pas, donc une catastrophe est possible en France comme dans tous les pays nucléarisés.







