Lagardère et Marie-Claire fusionnent leurs magazines
(Easybourse.com) Lagardère SCA a confirmé ce vendredi la prochaine fusion de son hebdomadaire féminin Be avec le magazine Envy, édité par le groupe Marie Claire. La confirmation intervient au lendemain de l'annonce des résultats semestriels de la société d'Arnaud Lagardère.
L'union fait la force dit-on: Be, magazine féminin édité par Lagardère Active, et son rival Envy, du groupe Marie Claire, ont l'intention de fusionner, en vue de «créer une société commune sur le marché des nouveaux hebdos féminins générationnels», a indiqué Lagardère SCA dans un communiqué de presse publié ce vendredi.Selon le quotidien Le Figaro, cette fusion constitue plus un «mariage de raison», les deux éditeurs de presse étant victimes d'un essoufflement des ventes de leurs magazines. Envy, lancé le 12 février dernier, a en effet vu ses ventes passer de 240 000 exemplaires à ses débuts, à quelque 160 000 exemplaires en juin. Be a subi le même sort avec des ventes atteignant 173 397 exemplaires fin juin, contre pas moins de 230 000 écoulés en mars dernier, mois de sa première parution.
Le groupe Marie Claire s'est réjoui de cette alliance stratégique : «Elle va permettre de conjuguer les forces et les savoir-faire de nos deux groupes et d'accélérer notre développement sur le marché des hebdomadaires féminins générationnels [hauts de gamme]. Le groupe Marie Claire prend ainsi une position solide et durable sur ce marché prometteur», a déclaré Jean-Paul Lubot, directeur général délégué du groupe, dans le communiqué.
«La société commune détenue à 80% par Lagardère Active et à 20% par le groupe Marie Claire assurera l'édition du magazine fusionné Be», ont précisé les deux entreprises françaises.
Profiter de la reprise du marché publicitaire
Bruno Lesouëf, directeur général des publications Presse Magazine France de Lagardère Active, s'est également dit «heureux» de ce rapprochement avec leur «partenaire historique [Marie Claire, ndlr]» dont Lagardère détient 42% du capital.
Avec la reprise du marché publicitaire, cette fusion devrait en outre permettre aux deux groupes de s'ériger contre l'hebdomadaire italien Grazia - édité par Mondadori France-, principal concurrent en matière de recettes publicitaires.
Pour Lagardère, cet argument est d'autant plus important qu'il a annoncé jeudi, lors de la présentation de ses résultats semestriels, avoir profité de la reprise du marché publicitaire. «Les recettes publicitaires de Lagardère ont augmenté d'environ 6% au deuxième trimestre, portées principalement par la Chine et la Russie, mais également par l'Espagne et le Royaume-Uni», a observé le directeur financier du groupe, Dominique D'Hinnin, lors d'une conférence téléphonique.
«Nous révisons donc à la hausse nos objectifs 2010», a affirmé Arnaud Lagardère, dans un communiqué de presse publié jeudi. Ce qui n'est pas très surprenant, compte tenu des résultats semestriels supérieurs aux attentes. Le résultat opérationnel courant (Résop) des activités médias du groupe s'est par exemple élevé à 183 millions d'euros (+0,6% en glissement annuel) alors que les analystes interrogés par Dow Jones tablaient en moyenne sur 175 millions d'euros.
Lagardère Active a pour sa part enregistré un Résop de 36 millions d'euros, soit une amélioration de 27 millions d'euros par rapport à juin 2009. Elle s'explique en partie grâce à la hausse d'environ 3 % des recettes publicitaires à taux constant.
Même performance pour le chiffre d'affaires, à 3,72 milliards d'euros contre 3,69 milliards d'euros attendus. Celui de la branche Lagardère Active a atteint 855 millions d'euros, en hausse de 2,9%.
Vers 12h27, le titre Lagardère perdait 1,33% dans un marché parisien en baisse de 0,46%.
T.M.
Publié le 27 Août 2010







