LVMH/Hermès : l'AMF n'a pas dit son dernier mot
(Easybourse.com) Dans une interview publiée ce matin par les Echos, le président de l'Autorité des marchés financiers, Jean-Pierre Jouyet, regrette le manque de transparence dans la prise de participation de LVMH dans Hermès. Il n'exclut pas l'ouverture d'une enquête.
Le président de l'Autorité des marchés financiers regrette que la réglementation boursière ait permis à Bernard Arnault d'accumuler secrètement des parts au sein du groupe de luxe Hermès, en utilisant les caractéristiques de certains instruments financiers. Un rapport de l'AMF publié en 2008 préconisait que ces instruments, appelés « equity swaps », soient comptabilisés au même titre que les actions dans les calculs pour les franchissements de seuil.«Cette proposition n'a pas été retenue dans la loi, c'est fort regrettable», indique Jean-Pierre Jouyet dans un entretien publié ce matin par Les Echos. C'est ce qui a permis à LVMH de ne pas avoir à déclarer plusieurs franchissements de seuils (5%, 10% du capital…) et d'annoncer d'un seul coup l'acquisition de 17% groupe célèbre pour ses « carrès » et ses articles de maroquinerie.
Cependant, «la publication de la déclaration de franchissement de seuil de LVMH ne vaut pas approbation de l'opération par l'AMF, précise Jean-Pierre Jouyet. Aujourd'hui, nous vérifions que la réglementation a bien été respectée, sachant que le titre d'Hermès est sous surveillance depuis plusieurs mois, compte tenu des forts mouvements observés sur cette action. Si, au vu des éléments en sa possession, le secrétaire général de l'AMF juge qu'il y a lieu d'ouvrir une enquête, alors celle-ci sera diligentée.»
F.S. (avec agences)
Publié le 02 Novembre 2010







