Saft vise une forte croissance malgré l'avenir incertain de sa coentreprise
(Easybourse.com) Le fabricant de batteries à hautes performances a indiqué jeudi qu'il visait une croissance organique de 10% par an à compter de 2012, en dépit de la possible dissolution de sa coentreprise avec l'américain Johnson Controls, spécialisée dans les batteries pour véhicules hybrides et électriques.
L’une des plus fortes baisses du SBF 120 au cours des derniers mois, Saft, a dévoilé des objectifs plutôt ambitieux ce jeudi lors de sa journée pour investisseurs.Le groupe vise une hausse de son chiffre d’affaires supérieure à 5% cette année et une marge opérationnelle (Ebitda) comprise entre 17 et 17,5%. La croissance organique devrait atteindre 10% par an à compter de 2012 pour une marge Ebtida située entre 18 et 18,5%. Le groupe devrait ainsi atteindre un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros en 2016, contre 590 millions en 2010, et maintenir un niveau de rentabilité élevé, d’après les documents remis aux investisseurs.
Le PDG du groupe, John Searle, a par ailleurs fait le point sur le litige opposant Saft et son partenaire américain Johnson Controls. Ce dernier déposé un recours devant la justice américaine qui pourrait aboutir à la dissolution de leur coentreprise Johnson Controls-Saft. «Aujourd'hui, nous sommes entrés dans une bataille judiciaire qui peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années», a
déploré John Searle même si un compromis reste envisageable. «Nous imaginons plusieurs issues: la fermeture de la coentreprise, qui travaille encore pour ses clients actuellement, ou encore la reprise de 100% des parts par l'un des deux partenaires», a-t-il précisé.
Ce litige retarde le développement du groupe sur le marché des batteries pour véhicules hybrides et électriques, pourtant l’un des plus prometteurs. Le titre de Saft a chuté en conséquence de plus de 20% au cours des deux derniers mois. Désormais le cours de l'action intègre le pire scénario, à savoir l’abandon du partenariat avec Johnson Controls, selon les analystes de Kepler Research. C'est pourquoi le courtier a chanté sa recommandation de « Réduire » à « Acheter », avec un objectif de cours de 32 euros, estimant que le groupe conservait un potentiel de croissance sur ses autres marchés (industrie et défense, notamment).
Vers 17h15, l’action gagne près de 2%, à 23,7 euros, sur un marché parisien en hausse de 1,5%.
F.S.
Publié le 30 Juin 2011







