Affaire UraMin: l'étau se resserre sur Anne Lauvergeon
(Easybourse.com) A en croire le journal Le Monde, l'affaire UraMin serait en passe de prendre un nouveau tour, peu favorable à l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon.
Les détails de l'affaire UraMin dans laquelle l'ancienne dirigeante d'Areva est accusée d'avoir payé trop cher (pour 1,8 milliard d'euros en 2007) l'acquisition de la société minière canadienne UraMin, serait sur le point de tourner au désavantage d'Anne Lauvergeon.Comme le révèle le journal Le Monde, le directoire du groupe n'aurait pas voté "formellement" l'acquisition d'UraMin. Il est également reproché à l'ancienne patronne d'Areva de ne pas avoir tenu suffisamment compte d'une contre-expertise remettant en question la réalité des ressources en uranium détenues par la société canadienne en Namibie, en Afrique du Sud et en République centrafricaine.
Interrogé par la mission d'information sur UraMin, créée par la commission des finances de l'Assemblée nationale et présidée par Marc Goua (PS, Maine-et-Loire), l'actuel PDG d'Areva, Luc Oursel, aurait précisé que cette contre-expertise doutait sérieusement que les 60 000 tonnes d'uranium promises soient réelles.
Une information qui n'aurait pas été donnée à l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui autorise au nom de l'Etat Français de telles opérations.
Or contrairement aux allégations d'Areva à l'époque des faits, qui indiquait que "les experts confirment que l'exploitation de ces gisements ne soulève pas de difficultés techniques particulières", la réalité fut tout autre.
Au total, après une provision de 426 millions d'euros passée en 2010, la direction d'Areva a révélé en décembre dernier que la dépréciation d'UraMin atteignait 1,46 milliard d'euros.
Dans un communiqué diffusé il y a peu, Areva souligne que l'audition par la Commission des finances "se tenait à huis-clos" et qu'elle ne peut faire l'objet de commentaires, "par définition". "Nous respectons cette règle et les propos de ceux qui l'enfreignent n'engagent qu'eux-mêmes", ajoute le groupe, qui dément cependant les propos rapportés par l'AFP.
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Publié le 25 Janvier 2012







