Pétrole : le prix du baril attendu à la baisse dans les prochains jours
(Easybourse.com) Certains opérateurs de marché tendent à tabler sur une baisse du cours du baril au cours des prochains jours. Deux raisons majeures à cela.
Du coté de l’offre, les stocks de barils au Etats-Unis sont en progression pour la quatrième semaine consécutive. Mercredi doit paraitre le rapport du département de l’énergie rendant compte de l’évolution des stocks pour la cinquième semaine écoulée.Selon une enquête menée par Bloomberg auprès de 10 analystes du secteur, ces stocks devraient afficher une hausse de 1,6 millions de barils. Les stocks de pétrole brut pourraient bien avoir augmenté de 675 000 barils. Les stocks de pétrole distillée devrait en revanche afficher une baisse de 1,1 million de barils à 145.5 millions étant donné que les stocks avaient été en nette augmentation de 1.17 million barils a 146.6 million la semaine du 3 février.
«Même si nous sommes également prudents sur les cours actuels du baril, cet élément d’information lié aux stocks aux Etats-Unis est à considérer avec du recul. Il y a dans le pays un problème de stockage et de goulot d’étranglement. Pour des raisons techniques, on ne parvient pas forcément à libérer rapidement les capacités de stockage. Nous ne sommes donc pas forcément face à une problématique de surproduction. De plus des raffineries se sont mises en maintenance cet été ce qui a provoqué une baisse de la demande saisonnière qui a accentué le phénomène de surstockage» commente Xavier Le Blan, directeur général délégué de Prim' Finance de Prim Finance.
Ceci étant, l’expert admet que la production globale dans le monde est à l'heure actuelle très élevée, et supérieure à la demande.
Une demande qui a vocation à ralentir davantage dès lors que des risques majeurs continuent à peser sur l’Europe.
Moody’s a décidé de dégrader lundi les notes de six pays de la zone euro, notamment celle de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal, de la Slovaquie, de la Slovénie et de Malte. Pour l’agence de notation, des incertitudes élevées pèsent sur les perspectives de la zone euro s'agissant des reformes institutionnelles à entreprendre de son cadre fiscal et économique. Les notes de la France et du Royaume-Uni ont été mises sous perspective négative.
Par ailleurs, d’aucuns anticipent un échec éventuel du sommet extraordinaire de l’Eurogroupe qui doit se tenir demain pour décider du sort de la Grèce.
Ainsi les prix des contrats futurs pour le mois de mars et le mois d’avril pour le pétrole brent et le pétrole WTI sont en diminution.
Si un fléchissement du cours du baril se dessine, quelque soit sa nature, il ne devrait pas être d’une amplitude importante sur des considérations purement fondamentales. Cependant, il pourrait être le déclencheur d’une tendance baissière plus prononcée estime Xavier le Blan.
«Si l’on n’a pas d’amélioration de la situation dans la zone européenne, voir si l’on a une dégradation de la situation, nous pourrions avoir un affaiblissement de l’appétit pour le risque, une consolidation sur les cours des matières premières, en particulier sur la partie énergétique. Cela pourrait entrainer d’autres acteurs».
I.H.
Publié le 14 Février 2012





