Le G20 veut serrer la vis en direction des « banques systémiques »
(Easybourse.com) Huit banques universelles, dont le français BNP Paribas, devraient être soumises à des normes plus strictes que celles de Bâle III en raison de leur caractère « systémique », révèle lundi le Financial Times.
Citigroup, JP Morgan Chase, Bank of America-Merrill Lynch, Deutsche Bank, HSBC, RBS, Barclays et le français BNP Paribas: voici la liste dévoilée ce lundi par le Financial Times des établissements “systémiques”, autrement dit ceux dont la faillite menacerait l’ensemble du système financier mondial.Cette liste non officielle fait l’objet de toutes les spéculations, depuis que les pays du G20 sont convenus en 2009 de tout faire pour éviter d’avoir à sauver de nouveaux établissements financiers comme ce fut le cas pendant la crise des subprime. Le Conseil de stabilité financière (organe international composé de banquiers centraux et de ministres de finances) doit formuler des propositions cet été qui seront débattues lors du G20 de Cannes au mois de novembre.
Les cas de Société Générale et Crédit Agricole font débat
D’après le FT, on s’oriente vers un relèvement des exigences en matière de fonds propres pour ces établissements dont la taille et le poids dans la finance mondiale les rendent « too big to fail ». Leur ratio de fonds propres « core » pourrait ainsi être fixé à 9,5%, contre un minimum réglementaire de 4% actuellement qui devrait passer à 7% avec les nouvelles règles de Bâle III.
Autrement dit, les huit banques mentionnées devraient faire un effort supplémentaire de 2,5 point par rapport aux règles de Bâle III. Un effort un peu moins important pourrait être demandé à d’autres établissements dans le collimateur du Conseil de stabilité financière, notamment Goldman Sachs, Morgan Stanley, UBS et Crédit Suisse. Les cas de Société Générale et Crédit Agricole feraient encore débat parmi les membres du Conseil.
En tout état de cause, le relèvement des exigences de fonds propres risque de pénaliser les valeurs bancaires, qui peinent déjà à convaincre le marché de leur capacité à satisfaire aux normes de Bâle III. Par ailleurs, il risque de peser sur le financement de l’économie, selon la Fédération bancaire française.
Vers 14h40, BNP Paribas et Crédit Agricole cèdent tous deux 1,7% à la Bourse de Paris, tandis que Société Générale abandonne 2,2%, sur un marché en baisse de 1,3%.
François Schott
Publié le 20 Juin 2011







