Axa, l'exposition à la dette grecque coûte à la compagnie 92 millions d'euros
(Easybourse.com) Ce matin, le groupe Axa organisait une conférence de presse afin de présenter ses résultats semestriels. L'occasion pour Henri de Castries, Président-directeur général et Denis Duverne, Directeur général délégué de revenir sur la participation de la compagnie d'assurance au plan de soutien à la Grèce décidé à l'issue du sommet européen du jeudi 21 juillet.
«L’équilibre d’ensemble de l’accord avec les créanciers privés sur la Grèce réside dans le fait que ces derniers acceptent de faire un effort sur les échéances de dette antérieures à 2020 en contrepartie de quoi la péninsule est mise dans une situation lui permettant d’assurer ses remboursements notamment sur les titres d'une échéance supérieure à 2020» commence par constater le PDG d’Axa.C’est la raison pour laquelle la société a décidé de pleinement participer à ce plan.
L’exposition brute d’Axa à la dette grecque s’élève à 1,5 milliard, 560 millions sur les maturités antérieures à 2020 et 960 millions sur les maturités postérieures à 2020. L’exposition nette est quant à elle de 300 millions d’euros. «Cette exposition nette a plus de sens», signale Denis Duverne. Poursuivant «une large partie de notre exposition à la dette grecque se trouve dans les fonds généraux vie aux cotés d’autres actifs qui sont en plus values lorsque les titres grecs peuvent être en moins values».
Montant de la provision
Axa a alors décidé de passer une provision de 92 millions d’euros sur le compte de résultat liée aux obligations grecques détenues avant 2020. «Ce provisionnement est parfaitement conforme à l’esprit et à la lettre du plan qui a été arrêté» commente Henri de Castries.
La provision avant impôt et participation des assurés est de 224 millions d’euros.
Modalité de la participation
Le plan européen comporte quatre possibilités pour les créanciers privés, notamment pour les banques et compagnies d'assurances, d'apporter leur participation au plan de sauvetage pour la Grèce. Pour décrire ces quatre options, un papier de trois pages a été rédigé par l’Institut de finance internationale à l’issue du sommet européen de jeudi 21 juillet.
Interrogé sur l’option qui serait éventuellement choisie par la direction, Henri de Castres répond «nous devons regarder société par société, bilan par bilan, à l’intérieur du groupe quel est le bon choix dans l’intérêt économique et commercial des assurés et des actionnaires. Il peut être différent d’un endroit à l’autre».
Imen Hazgui
Publié le 04 Août 2011





