Baroin: Les banques françaises n'ont pas besoin de soutien public
(Easybourse.com) D'après François Baroin, les banques hexagonales n'ont pas besoin de soutien public pour atteindre les objectifs de recapitalisation fixés par l'Union européenne.
L’Etat n’aidera pas les banques françaises à se recapitaliser car celles-ci sont capables de le faire par elles-mêmes, selon François Baroin. «Il n'y aura pas d'accompagnement public, les banques françaises n'auront probablement pas besoin de l'ouverture de ce guichet public et elles le feront au détriment des dividendes et des bonus», a précisé le ministre de l’économie ce matin sur Europe 1.Ce week-end, les dirigeants de l'Union européenne se sont mis d’accord sur un plan de recapitalisation d’environ 100 milliards d’euros du secteur bancaire européen, qui devrait se traduire dans chaque établissement soit par une augmentation de capital, soit par une réduction du bilan, ou si nécessaire par une injection de fonds publics.
Les banques françaises ont affirmé être capables d’atteindre le niveau de fonds propres requis (9%) par elles-mêmes, grâce à mise en réserve de leurs bénéfices et à des cessions d’activités non stratégiques (réduction du bilan). «On va arriver à un niveau de 9% de fonds propres en juin 2012, alors que c'était un rendez-vous prévu à l'origine en 2019», a ainsi commenté François Baroin.
Reste la question de la participation des établissements français au plan de rééchelonnement de la dette grecque, qui pourrait s’avérer plus coûteuse que prévu. Les dirigeants de l’Union européenne souhaitent en effet leur imposer une décote de 50% sur leurs titres de dette grecque, contre 21% prévus initialement. Ce qui rendrait l’objectif de fonds propres plus difficile à atteindre.
Après avoir ouvert en forte hausse, les valeurs bancaires évoluent en ordre dispersé ce lundi à la Bourse de Paris. Vers 11h00, BNP Paribas cède 0,8%, tandis que Crédit Agricole et Société Générale gagnent respectivement 0,7% et 1,4%.
Lire aussi: Banques: comment l'Europe veut rassurer les marchés
François Schott
Publié le 24 Octobre 2011







