Société Générale entend supprimer des centaines d'emplois
(Easybourse.com) Le groupe va tailler dans les effectifs de sa banque de financement et d'investissement. Plusieurs centaines d'emplois sont concernés en France, selon les syndicats.
Le groupe bancaire Société générale va supprimer « des centaines d'emplois en France » dans le secteur autrefois très lucratif de la banque de financement et d’investissement, ont annoncé mardi les syndicats, à l'issue d'une rencontre avec son PDG, Frédéric Oudéa.«Frédéric Oudéa nous a d'abord fait un exposé assez pessimiste de la situation générale et des perspectives pour 2012 pour nous annoncer une politique d'austérité et des centaines de suppressions d'emplois dans la BFI», a déclaré à l'AFP Michel Marchet, délégué central CGT, précisant que le nombre exact des suppressions n’était pas encore déterminé.
Des négociations pour la mise en place d’un plan de départ volontaire sont prévues au plus tard début 2012. Plusieurs sources syndicales avaient cependant constaté une augmentation des licenciements cet été dans le secteur de la BFI. Cette dernière emploie quelque 12 000 personnes sur un total de 160 000 salariés du groupe à travers le monde. En France, la BFI représente environ 5000 personnes.
Diminution des bonus
Au troisième trimestre, la banque de financement et d’investissement, où est concentré l’essentiel des activités de marchés, a vu ses revenus baisser de 36% par rapport au troisième trimestre 2010 et de 32% par rapport au deuxième trimestre 2011. Depuis début juillet, le groupe a de fait réduit ses activités de marché et cédé pour plus de 10 milliards d’euros d’actifs gérés en extinction, avec pour objectif de se conformer d’ici la mi-2012 aux nouvelles exigences européennes en matière de fonds propres.
Pour ce faire, Société Générale avait également annoncé la semaine dernière le non versement de dividendes, une diminution des bonus et l'abandon de certaines activités comme le financement d'acquisitions d'avions.
Vers 14h50, le titre chute de 4,5% sur un marché parisien en baisse de 1,5%. L’ensemble du secteur bancaire est sous pression avec l’envolée des taux obligataires italiens et espagnols ce matin.
F.S.
Publié le 15 Novembre 2011







