Pour l'AFG, «la fiscalité de l'épargne française est construite à l'inverse de qu'il faudrait»
(Easybourse.com) Ce à quoi nous assistons en matière de fiscalité de l'épargne en France ne va pas dans le bon sens. Telle est l'opinion avancée ce matin par Paul-Henri de la Porte du Theil, président de l'Association française de la gestion financière et directeur général délégué de Crédit Agricole Asset Management, à l'occasion de la présentation du bilan de l'industrie de la gestion collective française pour 2011.
«L’épargne longue permet de drainer les capitaux servant au financement des entreprises et d’assurer derrière la croissance de l’économie et la création des emplois. Tous les hommes politiques de tout bord en sont convaincus. Cependant dans la réalité on continue à assister à un matraquage fiscal et à dissuader les particuliers d’aller vers du placement long» déplore Paul-Henri de la Porte du Theil.Pour le président de l'AFG, la fiscalité de l’épargne est à présent équivalente à la fiscalité du travail quand elle n’est pas supérieure. «Avec les deux points supplémentaires annoncés par Nicolas Sarkozy ce week-end, nous arrivons à 34,5% de prélèvement forfaitaire tout compris sur les plus values, 36,5% sur les dividendes et 39,5% sur les intérêts».
A cela il faut ajouter l’incidence, en particulier sur les actions, de la mise en place de la taxe sur les transactions financières qui est envisagée. «Cette taxe devrait conduire à un prélèvement de 20 centimes par an sur les fonds actions. Pour des fonds actions qui rapportent du 5% par an, il faudra alors ajouter 4% au pourcentage de prélèvement forfaitaire initial. Nous passons ainsi au delà des 40%. Corrigé de l’effet inflation, le pourcentage du prélèvement forfaitaire sur l’épargne devient encore plus important».
Il y a alors deux moyens de corriger le tir pense M de la Porte du Theil : rétablir une fiscalité plus attractive pour l’épargne de long terme ou augmenter la tranche marginale sur les revenus pour recréer une différence artificielle entre le prélèvement du travail et le prélèvement de l’épargne. «C’est plutôt vers la deuxième option que nous nous orientons» regrette ce dernier.
Ce prélèvement forfaitaire imposé dans l’Hexagone est à comparer d’une part avec la moyenne des prélèvements forfaitaires pratiqués en Europe qui se situe entre 20% et 25% ainsi qu'avec le prélèvement forfaitaire en vigueur en Allemagne qui est de 26,34%.
«Une telle configuration de la fiscalité me parait très dangereuse. Elle pourrait durablement dissuader les épargnants à aller vers les fonds actions et en cela mettre en cause le bon financement de notre économie» conclut M de la Porte du Theil.
I.H.
Publié le 01 Février 2012
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4422Ti a dit:
Pour l'AFG, «la fiscalité de l'épargne française est construite à l'inverse de qu'il faudrait»
« L?épargne longue permet de drainer les capitaux servant au financement des e...
Tant que la finance sera sous l'emprise de spéculateur et de mouvements financiers apparemment sans cause, sauf pour enrichir ceux qui en sont à l'origine, l'idée d'une épargne à long terme pour les petits particuliers en bourse restera une connerie, restera du plumage de poulet, les retraités anglais avec leurs fonds de pension en savent quelquechose.





