Crédit Suisse a avancé un bénéfice net de 44 millions de francs suisses (36,6 M€) contre 1,13 milliard (94 M€) l’année dernière. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur un bénéfice de 436 millions de francs suisses (363 M€).

Ce fort recul s’explique en grande partie par les pertes relatives à la dette de la banque. Sur le plan comptable, la hausse de la valeur de la dette de Crédit Suisse a conduit à des pertes avant impôt de 1,55 milliard de francs suisses (1,29 Md €).

L’institution a également passé une provision de 534 millions de francs (444 M€) pour payer les bonus de l’année 2011.

Sans prendre en compte ces pertes, et ces coûts, le bénéfice net de Crédit Suisse  après impôt s’élève à 1,355 milliard de francs suisses (1,128 Md €). Le coefficient de rentabilité atteint, de ce fait, 15,9%.

Un chiffre qui conduit le directeur général de l’établissement, Brady Dougan à declarer «nous avons eu un bon début d’année. Nous avons commencé à ressentir les effets des mesures que nous avions annoncées mi-2011 afin de faire évoluer notre business model et nos coûts de structure. Nous avons, par ailleurs, bénéficié d’une amélioration de l’environnement des marchés».

L’activité banque d’investissement a généré un bénéfice de 993 millions de francs suisses (826,38 M€) contre 1,48 milliard il y a un an (1,23 Md €). L’activité de banque privée a délivré un bénéfice de 625 millions de francs suisse (520 M€), contre 856 millions de francs au premier trimestre 2011 (712 M€).

Le chiffre d’affaires de Crédit Suisse s’est établi à 5,88 milliards de francs (4,89 Md €), en baisse de 25% par rapport au trois premiers mois de l’année dernière.

La marge reste sous pression, à 1,09%, en baisse de 0,11% en glissement annuel.

La banque n’a pas fait état d’économies supplémentaires relatives à sa force de travail. A priori des licenciements additionnels ne s’ajouteront pas à ceux déjà annoncés (7% des employés, soit 3500 postes).

La direction n’a pas souhaité donné de perspectives pour les trimestres prochains. «Notre performance du premier trimestre est indicative de ce que peut délivrer notre business model et souligne la force de notre franchise client que nous avons bâtie ces dernières années» s’est contenté de signaler M Dougan.

Le CEO de Crédit Suisse, David Mathers a cependant tenu à mettre en garde sur le fait que les marchés n’ont pas été aussi favorables au deuxième trimestre de l’année qu’ils ne l’ont été au cours du premier trimestre.