N. Sarkozy rend ses arbitrages sur le grand emprunt
(Easybourse.com)
Le chef de l'Etat a confirmé le montant de 35 milliards d'euros et retenu cinq secteurs prioritaires pour les investissements de l'Etat. Ce dernier ne lèvera finalement que 22 milliards d'euros, le reste provenant du remboursement par les banques des aides perçues pendant la crise financière.
Lire ausi notre dossier Grand Emprunt, grand espoir? avec les points de vue de:
- Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes (vidéo)
- Bernard Marois, président du Club HEC Finance (vidéo).
«Nous voulons les meilleures universités du monde», a déclaré Nicolas Sarkozy lundi en annonçant ses arbitrages sur le grand emprunt.
Pour l’essentiel, le président de la République a suivi les recommandations de la commission présidée par Michel Rocard et Alain Juppé.
Il a ainsi arrêté le montant de l’investissement de l’Etat à 35 milliards d’euros, dont 22 milliards seront empruntés sur les marchés financiers, tandis que les 13 autres proviennent du remboursement par les banques des aides publiques reçues pendant la crise financière.
Ces 35 milliards d’investissement public devraient générer au total 60 milliards d’investissements dans les secteurs concernés, a-t-il estimé à l'instar de la commission.
Cinq priorités
L’effort portera d'abord sur l’enseignement supérieur et la recherche, avec près de 20 milliards investis par l’Etat. «Notre objectif est très simple : nous voulons les meilleures universités du monde », a déclaré Nicolas Sarkozy. Cela passe selon lui par une «dizaine de campus d’excellence avec les moyens, la taille critique pour rivaliser avec les universités mondiales».
Le premier de ces campus devrait voir le jour à Saclay, dans l’Essonne. Il regroupera sur un seul site les écoles de Paris Tech aujourd'hui dispersées dans la capitale, ainsi que l'Ecole centrale de Paris, l'Ecole normale de Cachan et l'Université Paris XI.
Dans le domaine de la recherche, la France va mobiliser 8 milliards d'euros et «concentrer des moyens très importants sur un petit nombre d’équipes». Les deux axes prioritaires seront la santé et les biotechnologies.
Avec 6,5 milliards d’euros, l’industrie n’est pas en reste. La manne devrait notamment profiter à l’aéronautique, au spatial (avec le programme Ariane 6), à l'automobile, au ferroviaire et à la construction navale.
Le secteur du développement durable devrait récolter 5 milliards d’euros en plus de ce qui était déjà prévu par le Grenelle de l’Environnement.
Enfin, 4,5 milliards iront à l'économie numérique, avec un plan «comparable à l'effort que fit notre pays dans les années 1970 pour le téléphone», et qui sera présenté par le gouvernement «dans les prochains jours».
F.S. (avec agences)
Publié le 14 Décembre 2009





