Les avantages fiscaux à l'épargne coûtent 11,5 milliards par an à l'Etat
(Easybourse.com) Au moment où le gouvernement cherche à faire des économies, certaines niches fiscales risquent de ne pas être épargnées.
Plus d'une cinquantaine de niches fiscales et sociales existent pour permettre aux français de placer leur épargne sur les marchés financiers. On retrouve l'assurance vie, l'épargne salariale, l'épargne retraite, l'épargne logement, sans oublier les plans d'actions et le livret A.L'idée de départ était la suivante : inciter les français par des allègements fiscaux à soutenir le marché actions, donc au renforcement des fonds propres des entreprises. Mais in fine, le bilan selon l'inspection générale des finances, est décevant. Les déductions fiscales coûtent chères à l'Etat et rapportent pas grand-chose au financement des entreprises. Ils se sont «accumulés au fil du temps, sans logique ni cohérence», insiste le rapport de l'inspection générale des finances sur «l'évaluation des niches fiscales et sociales relatives aux revenus d'épargne financière». Ainsi, les 200 milliards d'euros placés par les français sur les marchés financiers coûtent 11,5 milliards d'euros par an à l'Etat.
C'est l'amoncèlement inefficace des niches fiscales qui ressort de ce rapport. Selon le quotidien Les Echos, les six auteurs de cette étude estiment qu' : «aucun objectif prioritaire ne se dégage de cette profusion de dispositifs fiscaux.»
A l'heure où le gouvernement cherche désespérément à réduire les dépenses publiques, ces niches fiscales pourraient être remises en cause. Les assureurs et les banques ont de quoi s'inquiéter, en particulier pour les contrats d'assurance vie qui coûtent 1,2 milliard d'euros à l'Etat mais qui concourent «de moins au moins au renforcement des fonds propres des entreprises». De même, «l'épargne salariale se substitue de plus en plus au salaire», ce qui pénalise les finances publiques. Les fonds de placement, eux, proposeraient des produits «sous-performants», et seraient «de moins en moins efficaces dans leur soutien aux PME innovantes.»
Il est vrai que la crise actuelle a détourné les épargnants des actifs les plus risqués. Or, la fiscalité jusqu'à présent n'a pas dissocié les produits financiers - globalement traités à la même enseigne fiscale-, quels que soient les risques qui leur sont associés.
Stéphanie Villers
Publié le 17 Août 2010
Derniers commentairesAccès aux forums
zeus a dit:
on nous parle toujours ce que telle ou telle niche fiscale coutent à l'état ,mais on ne nous parle jamais ce que rapportent à l'état les dividendes de toutes les sociétés ,dont l'état est actionnaire ou passe c'est argent??ceci pourais compenser cela largement, car l'état est actionnaire de quelque centaines de société,mais les français,le savent'il?????





