Les réserves de la Commission européenne sur la capacité de la France à tenir son objectif de réduction du déficit n’émeuvent guère la ministre de l’économie.

«Il faudra être à 6% de déficit public à la fin 2011 contre 7,7% aujourd’hui, on y sera. Point», affirme Christine Lagarde dans une interview à paraître demain dans Libération.

Dans ses perspectives économiques publiées lundi, la Commission européenne estime que les pays européens vont réduire leurs déficits publics l’année prochaine, mais pas forcément autant que prévu. Ainsi la France accuserait un déficit de 6,3% du PIB, légèrement supérieur à la moyenne de la zone euro (6,1%) alors qu’elle a annoncé un objectif de 6%. La faute, selon Bruxelles, à une croissance plus faible qu’en 2010.

«Le rythme annuel de croissance de la France est de 2% sur la base des quatre derniers trimestres et il n’y a aucune raison de remettre en cause cette prévision de 2% pour 2011», répond Christine Lagarde dans cet entretien. «Je connais bien les doutes de Bruxelles mais n'est-ce pas la Commission européenne qui voyait la croissance française à 0,2% en 2010? Certains ont la mémoire courte en matière de prévisions»… Un point c’est tout.